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7 décembre 2007 5 07 /12 /décembre /2007 10:20

Roland MUZEAU

Député communiste et républicain

Député des Hauts-de-Seine

Groupe de la Gauche Démocrate et Républicaine

 

Question d’actualité

mercredi 5 décembre 2007

 

Monsieur le Président,  Monsieur le Ministre, Mes chers Collègues,

Ma question s’adresse à Monsieur le Premier Ministre. Elle porte sur les annonces de délocalisations de production en zone dollar faites par les patrons de l’industrie aéronautique.

Serge Dassault et Louis Gallois déclarent : « nous allons devoir délocaliser ».

Ces menaces de délocalisations monétaires dans des activités en forte croissance n'ont rien d'une fatalité.

Airbus c’est déjà le plan Power 8, ses 10 000 suppressions d’emplois, ses ventes d’usines en France à Méault, et Saint Nazaire, en Grande Bretagne, en Allemagne. C’est le prix payé par les travailleurs français et européens pour les erreurs et délits de leurs dirigeants.

Il fut un temps, les libéraux nous expliquaient qu’il fallait délocaliser les productions à faible valeur ajoutée, à faible compétence, industrie textile, automobile, électronique, téléphonie ont été sacrifiés… Vous nous disiez que « les licenciements d’aujourd’hui feront les emplois qualifiés de demain ».

Qu’ont fait les gouvernements depuis 2002, moment où l’euro s’échangeait à 0,90 contre 1 dollar ?

Qu’ont fait les entreprises qui avec un euro fort achètent les matières premières en dollar et n'ont pas anticipé les évolutions monétaires et couvert leurs échanges ?

L’indignation feinte de vos amis politiques, comme celle du Président UDF de la commission des Finances du Sénat qui  pourfend la politique monétaire européenne de l’euro fort, sonne faux. 

Arrêtons de prendre prétexte de la faiblesse du dollar par rapport à l’euro comme s’il n’existait aucun levier pour assurer notre développement industriel.

Exigeons la fin de l’indépendance de la BCE, un vrai contrôle démocratique sur ses décisions qui doivent être réorientées en faveur de l’emploi.

Acceptez la tenue d’un débat référendaire sur le traité européen dit « simplifié ».

Monsieur le Premier Ministre, allez vous enfin, agir pour mettre un terme au chantage, aux délocalisations des grandes Entreprises comme Dassault, EADS et SAFRAN ?

 

Michel VAXES

Député communiste et républicain

Département des Bouches-du-Rhône

Groupe de la Gauche Démocrate et Républicaine

 

Parc naturel régional de Camargue

mardi 4 décembre 2007 – 2ème séance

 

Discussion générale

Monsieur le président, monsieur le secrétaire État, chers collègues, le texte soumis à notre examen revêt une importance capitale pour l’avenir d’un territoire auquel je suis, comme tant d’autres, profondément attaché.

Nous sommes réunis pour approuver les termes d’un accord trouvé l’été dernier entre l’État et les acteurs locaux. Nous devons cet accord à vos efforts de médiation, monsieur le secrétaire d’État, et à la ténacité des Camarguais. Il met fin à un feuilleton chaotique qui menaçait la pérennité de l’un des fleurons du patrimoine naturel français et européen.

À l’heure où tant de menaces pèsent sur la préservation des zones humides en Europe, où l’Union mondiale pour la nature dresse le constat plus général de l’escalade de la crise de l’extinction des espèces sauvages, y compris en France, on ne peut oublier que la Camargue constitue l’un des plus riches sites naturels du bassin méditerranéen.

Ce territoire abrite près de la moitié des espèces d’oiseaux vivant en Europe, près de la moitié des espèces de mammifères sauvages vivant en France, le tiers des espèces d’amphibiens, 20 % de la flore française. La plupart de ces espèces sont protégées au niveau national et international. C’est donc peu dire que la Camargue est un formidable réservoir de biodiversité.

Comme la grande majorité des habitants et des élus de ce territoire, nous attendions le dénouement que vous nous proposez avec l’adoption de statuts qui vont, enfin, permettre de garantir la sécurité juridique du parc naturel régional de Camargue, d’en assurer la gestion et de préserver l’emploi de ses trente-six salariés.

La création d’un syndicat mixte et la représentation des propriétaires au sein du comité syndical constituent une avancée considérable. Cela dit, il conviendrait sans doute de définir plus clairement le rôle du conseil syndical, instance consultative. C’est une demande présentée notamment par des associations, telle la Ligue pour la protection des oiseaux, et à laquelle nous souscrivons.

Sans doute est-il illusoire de croire que ces nouveaux statuts suffiront, à eux seuls, à assurer la pérennité du parc naturel régional de Camargue. Son avenir dépend aussi des choix qui seront opérés localement, et sur lesquels l’État devrait avoir son mot à dire.

Je partage les propos tenus à l’instant par Michel Vauzelle au sujet des risques qui pèsent sur ce territoire. Et je voudrais en évoquer un autre : la réduction de l’activité de la Compagnie des Salins du Midi et, pire, son éventuelle fermeture qui pourrait remettre en cause l’écosystème camarguais.

La Compagnie des Salins du Midi et des Salines de l’Est, plus gros propriétaire de Camargue avec 14 000 hectares, et dont l’activité a, jusqu’à présent, participé à l’équilibre écologique de la zone humide, est en déclin, notamment à la suite de la fermeture de l’usine Arkema de Saint-Auban, qui était son plus gros client.

Pour ce territoire, les enjeux économiques, sociaux et écologiques sont majeurs, puisque l’avenir des Salins du Midi concerne aussi le bassin d’emploi de Salin-de-Giraud, dont 2 000 emplois dépendent – directement ou indirectement – de l’activité des Salins et de la société chimique Solvay. Sur les 128 emplois des Salins du Midi, seulement 46 seront conservés pour l’exploitation du site !

Mais c’est aussi une question qui intéresse la cohérence de la politique gouvernementale. À titre d’exemple, la réduction de l’activité des Salins a eu pour conséquence que, pour la première fois depuis trente ans, les flamants roses n’ont pas nidifié dans les marais camarguais, suite à l’interruption de la production de sel et du pompage de l’eau. Les marais camarguais sont, en effet, leur seule zone de reproduction en France.

Votre texte emporte notre totale adhésion. En soulevant toutefois ces quelques questions, je rappelle ce fait d’évidence que les parcs naturels régionaux ne sont, en aucun cas, des sanctuaires. Ce sont des espaces vivants dont la gestion suppose non seulement de dégager les moyens financiers et humains utiles à la réalisation des objectifs affichés en matière de développement durable et de préservation de la biodiversité, mais encore la mise en œuvre de politiques nationales et locales cohérentes en matière d’aménagement du territoire et de développement économique.

Nous comptons donc, monsieur le secrétaire d’État, sur votre vigilance et sur l’attention durable du Gouvernement en faveur du dossier camarguais. (Applaudissements sur les bancs du groupe de la Gauche démocrate et républicaine et du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche.)

 

 

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