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23 avril 2008 3 23 /04 /avril /2008 09:10

lurgence daugmenter les salaires


En France, il nest pas un jour
où des ouvriers, des techniciens, des employés, dans l
industrie comme dans la finance
ou les services ne se mettent
en mouvement pour les salaires :

Manpower, Coca Cola, Mondial assis­tance, Crédit du Nord, pour les seuls der­niers jours. La pression inouïe sur le tra­vail pour déboucher sur toujours plus de profits réservés aux mêmes devient insupportable. La simple vie courante devient de la survie. La chose est vraie dans le public comme dans le privé.

Le pouvoir sarkozyste louvoie, parle de monétisation des RTT, dheures sup, mais le compte ny est pas. Et il aura beau faire, il népargnera pas aux entre­prises des augmentations générales. Car cest bien de cela quil sagit et ce nest que justice alors que depuis vingt ans, ces mêmes groupes menaient une politique largement fondée sur “ lindividualisa­tion ” forcenée des rémunérations.

Les tentatives pour organiser la concur­rence des salariés entre eux au sein même de lUnion européenne, également com­mencent à trouver des limites. La grève spectaculaire des ouvriers de Dacia, leur victoire lillustrent de façon éclatante. Alors que les richesses produites par le travail font de lUnion européenne une zone des plus puissantes du monde, la Confédération européenne des syndicats dressait dernièrement un constat acca­blant. 108 millions de travailleurs précai­res, 25 millions de travailleurs pauvres, partout des transferts massifs en quelques années des revenus du travail vers les profits et la rente : la relation de cause à effets sociaux, dévastateurs commence à faire son chemin. Après lappel à la mobilisation contre la directive Bolkes­tein, la récente initiative des syndicats européens de manifester à Ljubljana a souligné la convergence dintérêts et de colère profonde des salariés du conti­nent.

On la vu pour le commerce dans notre pays, on le constate à ce niveau interna­tional : la riposte nécessaire des salariés sera dautant plus puissante et efficace que ceux ci pourront sappuyer sur des syndicats unis pour relayer leurs luttes. Doit-on augmenter les salaires ? Oui, pensent des millions de salariés. Mais peut-on le faire ? Là est toute la question, qui ne relève pas que du seul champ syn­dical. Alors que la crise financière, née précisément de la prédation du travail vivant pour nourrir la spéculation sans frein, commence à faire subir ses effets dévastateurs sur léconomie réelle, va-t-elle servir à durcir la “ rigueur ” que Fillon veut instaurer ? Ou bien doit-on en profiter pour remettre en cause les méca­nismes mêmes qui provoquent laustérité salariale et nourrissent cette même crise financière ? Où est lefficacité économi­que et sociale quand un gouvernement veut supprimer dans lannée 35 000 pos­tes de fonctionnaires et doit faire appel à des retraités ? Maintient-on le “ bouclier fiscal ” qui na rien à envier aux “ para­chutes dorés ” ou va-t-on orienter vers la justice sociale, laugmentation des salai­res et du niveau de qualification une par­tie par exemple des 41 milliards deuros de dividendes versés aux actionnaires des seules entreprises du CAC 40 ? Voilà du grain à moudre pour les salariés et leurs syndicats comme pour, sur le plan politi­que, les élus et responsables des partis de gauche. Les communistes entendent y mettre toute leur énergie.

La France va présider lUnion euro­péenne, le semestre prochain. Ce sera loccasion de mettre au défi le chef de lÉtat daccorder ses promesses et ses actes. “ Nous devons être capables de proposer aux peuples européens une Europe où la politique monétaire ait aussi pour objectifs la croissance et lem­ploi et pas seulement linflation ”, décla­rait le candidat à lÉlysée en février 2007. Est-ce compatible avec le traité de Lisbonne qui intime le contraire à la BCE dans son article 108 dans le plus pur dogmatisme libéral qui linspire ? Son article 105, entre autres, stipule que “ lobjectif principal du système euro­péen des banques centrales est de mainte­nir la stabilité des prix ” et quil doit agir “ conformément au principe dune éco­nomie de marché ouverte où la concur­rence est libre ”.

On verra, mais sans attendre lEurope sociale, celle qui est sciemment oubliée par ce texte, celle de la défense de lem­ploi, de laugmentation du pouvoir dachat, de lexigence de qualification a rendez vous dans la rue n

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