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16 mai 2008 5 16 /05 /mai /2008 10:04

 

PLAN ANTI-CHÔMEURS

tous les salariés sont visés


Sarkozy vient de présenter
son plan anti-chômeurs.

Une sorte de cerise sur le gâteau pour fêter l’anniversaire d’une présidence qui s’acharne contre les salariés, les retraités ou les jeunes et gâte ces patrons du CAC 40 qui le lui rendent bien.

C’est une arme à deux détentes qu’ac­tionne le président. Le premier coup vise les chômeurs, bientôt contraints à accep­ter des emplois mal payés et loin de chez eux, sous peine de perdre toute res­source. Le second atteint de plein fouet tous les salariés en incitant à baisser les rémunérations puisque les chômeurs n’auront d’autre choix que de les accepter. Sarkozy dénonce “ l’erreur ” du partage du travail. Lui préfère diviser les salaires… Et contraindre à travailler plus longtemps. Le résultat de l’entre­prise de démolition des 35 heures se mesure à la baisse du pouvoir d’achat. Elle s’intégrait parfaitement dans un dis­positif où le patronat paie moins des employés plus corvéables.

Ce ne sont pas tant ses frasques senti­mentales, sa mirifique auto-augmenta­tion de salaire ou les voyages somptueux si gracieusement offerts qui ont creusé le fossé entre le peuple et le gouvernement. Ce ne sont pas même ses grossièretés de parvenu et ses injures de charretier qui ont choqué ses électeurs, mais le choix constant de privilégier les actionnaires au détriment des travailleurs, cette insup­portable contradiction entre son discours sur la revalorisation du travail et son mépris écrasant pour ceux qui en vivent.

Le tandem qu’il forme avec Fillon se flatte d’être parvenu à déporter le débat idéologique sur le terrain le plus favora­ble à la droite. C’est ainsi qu’il s’est fait élire sur l’illusion que, avec lui, qui tra­vaillerait plus gagnerait plus. Il réveillait ainsi la fierté de ne pas rechigner à la tâche et de faire convenablement son boulot. Alors que le PS ne voulait pas parler d’augmenter les salaires ni de bousculer les marchés financiers, que la voix d’une gauche de transformation peinait à se faire entendre dans le bipar­tisme présidentiel, Sarkozy avait eu toute liberté pour s’emparer du drapeau du changement.

Mais, aujourd’hui, les Français voient bien le changement et c’est pire. Ils voient bien se profiler des “ réformes ” : toutes sont destructrices. Ils entendent invoquer la justice et l’équité, mais n’en voient rien. Les ministres n’ont que les mots “ dialogue social ” à la bouche et à chaque fois ils passent en force contre l’opinion des syndicats. De là naît l’ef­fondrement de popularité de Sarkozy et c’est bien pourquoi nos concitoyens ont le moral dans les chaussettes. Certains parce que ce qu’ils craignaient advient. Les autres, qui s’étaient laissés entraîner au son du joueur de flûte, remâchent leur déception et le sentiment si lourd de s’être fait avoir une nouvelle fois. Tous ont de solides raisons de se retrouver pour bousculer un calendrier que l’Ély­sée voudrait inexorable. Ce n’est pas la première fois qu’un président et son Premier ministre se sont proclamés “ droits dans leurs bottes ”… Cela ne leur a pas toujours réussi.

L’atmosphère politique est lourde : elle pourrait devenir explosive si le mécon­tentement social – les luttes qui peuvent prendre corps – ne trouvait pas l’alter­native politique qui lui ouvrirait un débouché. Si les protestations stériles l’emportaient, les pires populismes pourraient renaître ou un démagogue de plus, pipolisé ou non, vendre aux élec­teurs les mêmes vessies pour des lanter­nes.

Le temps des cerises est propice à mettre les imaginations au pouvoir n


 

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