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27 mai 2008 2 27 /05 /mai /2008 11:00

leur prix à la hausse de plus en plus aux États-Unis (et dans une moindre mesure en

Europe et ailleurs), cela a donné confiance pour garantir par des hypothèques des prêts

de plus en plus coûteux. Et cela pour des masses grandissantes de ménages aux

revenus modestes.

Les banques et les fonds financiers ont cherché des profits élevés avec des taux

d'intérêt progressivement relevés tandis qu'ils utilisaient des fonds empruntés avec des

taux plus bas. Les crédits ont été titrisés. C'est-à-dire que les banques et officines de

crédit ont vendu leurs titres de créance à d'autres banques et à des fonds financiers plus

ou moins spéculatifs pour diminuer leurs risques bien au-delà des États-Unis. Ils se sont

permis ainsi de relancer leurs prêts jusqu'à d'énormes montagne de dettes.

Mais les prix immobiliers sont finalement devenus trop élevés. Ils ont dû ralentir puis

baisser, tandis qu'au contraire les taux d'intérêt étaient relevés. D'où les non

remboursement des crédits et les ventes forcées de logements, relançant encore la

baisse des prix des logements et les défaillances des acheteurs à crédit. D'où, avec la

montée des impayés de crédit, les craintes des défaillances empêchant les soutiens des

banques prêteuses et les prêts interbancaires.

D'où la crise de liquidités, la dévaluation des créances et les pertes très considérables

dans les banques et les fonds.

Il faut souligner l'énormité nouvelle des multiplicateurs du crédit, avec des pools

de produits financiers très complexes.

 

En ce qui concerne les pertes

 

la maturation des transformations et de la crise systémique d'ensemble

du capitalisme financiarisé et mondialisé.

Pour l'essor d'une spéculation, il faut un triangle :

1 – une masse financière;

2 – une incitation à de hauts profits possibles;

3 – une demande augmentant fortement par rapport à une offre pour une

marchandise sur laquelle spéculer.

Or, désormais les transformations très profondes du capitalisme et de sa crise

systémique poussent formidablement ces trois éléments.

liées à la dévalorisation de titres de créances en

difficulté de remboursement dans les banques et dans les fonds d'investissement, elles

sont considérables. On a d'abord considéré 200 milliards de dollars dont 50 % localisés

aux États-Unis, avec 22,5 milliards pour Merril Linch, 18 à 22 milliards$ pour City group,

et plus de 15 milliards$ pour la banque suisse UBS, 5,4 milliards € pour le Crédit agricole

en France ou 3,5 milliards € pour la Société générale.

Mais ensuite on a parlé de 400 milliards $ et cela pour des sommes exposés encore en

réalité de 945 milliards $. Il faut aussi considérer encore le risque des assureurs qu'on a

pu chiffrer à 820 milliards de dollars, soit 14 fois leurs fonds propres.

Cependant, derrière les mécanismes et les chiffres de cette spéculation, on doit

considérer

On a ainsi cherché à relever considérablement

les perspectives de profit mais aussi à augmenter les risques.

Par exemple, un Fonds a emprunté 15 fois sa mise initiale dans une succession

complexe de crédit en chaîne. Soit pour 100 millions on est passé à 1,5 milliards. Un

autre avec 100 millions a déclenché une mobilisation de 3 millions de dollars. En outre,

les achats de titres de crédit ont été considérés comme du capital garantissant d'autres

crédits.

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