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21 août 2008 4 21 /08 /août /2008 09:34

Hier, au 73e jour de grève, les 22 salariés de la Compagnie du Mont Lozère, à Branoux-les-Taillades, ont bénéficié du soutien très marqué du Parti communiste. Par la présence d'Olivier Dartigolles, son porte-parole, et la teneur des différents discours, il s'agissait avant tout de porter ce conflit sur la scène nationale.
Et comme l'actualité s'entrechoque parfois, c'est au moment même où le gouvernement français se penchait sur la situation économique du pays que les différents intervenants évoquaient sous un soleil de plomb l'état de l'entreprise cévenole. Olivier Dartigolles en profitait donc pour planter le décor, soulignant que « la France compte des millions de salariés pour qui la vie est de plus en plus difficile. Fillon cherche à comprendre pourquoi le PIB baisse, mais c'est tout
simplement parce que l'activité économique baisse... Pour décrypter ce qui se passe dans ce pays, qu'il vienne ici ! Aujourd'hui, l'actualité était à Matignon, mais elle est aussi ici ». Une façon de déplacer le décor de ce conflit et de faire un symbole des salariés de cette conserverie.
Le porte-parole n'a pas épargné la direction, « ce fonds de pension qui n'a pas de visage », avant de rappeler qu'il existe, selon les salariés, « des solutions alternatives à une fermeture » et que « l'emploi peut se développer avec l'aide des collectivités locales afin de moderniser l'outil de travail ». Enfin, avant de lancer un appel au préfet afin qu'il propose une table ronde d'urgence, Olivier Dartigolles appelait les salariés à la prudence. « La direction voudrait vous pousser au faux pas qu'elle ne ferait pas mieux. Mais vous protégez l'outil productif et ainsi vous préparez l'avenir. » Bernard Clément, président des élus communistes du Gard, donnait le même sens à son discours. « Dans un département sinistré en matière industrielle, chaque fois qu'une entreprise est sacrifiée, c'est un peu de PIB, de consommation et de croissance qui disparaît. » Après avoir invité les candidats de droite aux élections sénatoriales à s'exprimer sur les mesures à prendre pour sauver ces entreprises, il soulignait qu'ici « c'est un combat au service de la France qui est mené ».
Sylvain André, représentant les communistes alésiens adressait pour sa part un carton rouge à Max Roustan : « Ici, c'est sa circonscription et il n'est pas au côté de ces salariés qui souffrent ».
Un peu dépaysé sur le plan géographique en se croyant dans la vallée de l'Auzonnet, Edouard Chaulet, maire de Barjac et candidat aux sénatoriales, livrait sa propre conclusion : « Le malheur d'ici ne fait pas le bonheur d'ailleurs, mais des riches. Les dieux de l'argent ont soif, donnons-leur du vinaigre. Le vinaigre c'est la lutte ! »

 

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