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25 septembre 2008 4 25 /09 /septembre /2008 13:36

Section de la Gardonnenque

Cercle Roger Pellet – rue de la Tournelle

Saint Génies de Malgoires

04 66 81 73 54

pcfgardonnenque@hotmail.fr

 

 

A l’initiative de la section d’Alès, nous avons participé courant juillet à huit débats pour mieux appréhender le 34e congrès. Ces réunions élargies aux sympathisants furent programmées en divers lieux : Alès, Saint Jean du Pin, Montignargues, Saint Martin de Valgalgues. Ces délocalisations ont permis de rencontrer un maximum de camarades et de croiser les différents points de vue. La base des discussions fut les huit ateliers proposés par la direction nationale. La parole fut libre, il n’y eu pas d’animateur, pas de préambule, pas de conclusion. Cette méthode a l’avantage de laisser plus de place au débat et permet à un plus grand nombre de s’exprimer. Cette synthèse est tirée des notes prises au cours des réunions.

Dés le début furent pointées les grandes interrogations qui taraudent les communistes et leurs amis : le choix de société, les alliances, l’existence et l’utilité du PCF, son appellation. Chacun est conscient de l’influence, de la place qu’il a occupée dans l’histoire de notre pays et du monde. L’image tragique des pays de l’Est, notre alignement sur Moscou, la dérive du système chinois, nous plombent. Nous devons affirmer clairement notre vision moderne du communisme. Mettons en avant nos valeurs : liberté, égalité, justice, et expliquons que nous sommes pour les libertés individuelles. Réactualisons le communisme, il a encore un rôle important à jouer pour les années à venir. Certes la mondialisation, la bi polarisation de la vie politique, la médiatisation à outrance de certains partis au détriment du nôtre, ne nous aident pas à regagner la confiance des classes populaires. Pourtant devant tant d’adversités, nous devons tout mettre en œuvre pour enrayer le déclin et redevenir le grand parti révolutionnaire. Nous ne pouvons nous contenter d’apparaître seulement pour les élections, soyons communistes tous les jours, et pour plus efficacité, impliquons nous énergiquement dans les mouvements sociaux, associatifs, et ainsi, donner aux citoyens l’envie de s’engager, d’adhérer.

Une remise en question du fonctionnement de notre organisation s’impose. Nous sommes très nombreux à être très critique à ce sujet et à réclamer plus de transparence, plus de démocratie. L’abandon du centralisme démocratique ouvrait de grandes perspectives et mettait théoriquement tous les communistes au même niveau, le constat est amer et la réalité différente. Ce thème sera souvent évoqué et nous ne pourrons pas faire l’économie d’un débat sérieux. Quantité d’exemples seront cités par les camarades : relations avec les élus, les cadres, des décisions toujours prises en haut (national, fédéral), pas ou peu de relations avec les sections. Ces comportements jugés irresponsables par les militants, apparaissent comme destructeurs et ternissent encore plus notre image et nous éloignent toujours plus des discours officiels. En ce qui concerne l’organisation militante, nous proposons que les cellules là où cela est possible, soient réactivées. C’est sans aucun doute le lien idéal entre les populations et notre parti. C’est aussi la preuve de notre existence et d’un meilleur maillage du terrain. Elles doivent s’ouvrir aux sympathisants et autres acteurs du mouvement social, politique, associatif… C’est un outil pour développer l’activité communiste, un lieu de dialogue, de décision.

Afin de mieux comprendre notre doctrine, mais aussi d’être suffisamment armés pour affronter le capitalisme, il serait souhaitable de proposer aux nouveaux adhérents et aux anciens qui le désirent des formations. Peut être, puisqu’il existe des supports, il serait pertinent de les organiser dans les cellules et les sections.

Depuis l’échec du communisme d’état et l’effondrement du mur de Berlin, nous vivons dans un monde muselé par le capitalisme. En France, les expériences d’union de la gauche ont entraîné une grande confusion dans l’électorat. La désillusion qu’elle a engendrée, a provoqué une crise profonde dans toute la gauche et un résultat catastrophique à l’élection présidentielle pour notre parti. Le PS, allié traditionnel des communistes en période électorale, déclare s’aligner sur l’économie de marché et se range dans la foulée aux côtés des ultras libéraux, rejetant par conséquent l’idée du socialisme et par voies de conséquences toutes formes d’union avec le PC, entraînant le désarroi chez les camarades proches de la social-démocratie. L’aménagement du système est mortifère pour l’idéal révolutionnaire. Résister est utile, mais ne permet pas le changement. Nous optons pour l’idée que pour combattre efficacement le capitalisme, il faut lui opposer le communisme. Contre l’hégémonie ultra libérale, la répression, le mépris affiché par les riches, dans ce contexte de luttes des classes, nous nous devons d’exprimer une radicalité, que seul l’esprit révolutionnaire animant les communistes est en mesure de porter. L’enjeu est important, nous nous sommes prononcés à l’unanimité pour le dépassement ou l’abolition du capitalisme. Et, pour assumer ce choix, nous devons mettre en place des moyens, et trouver les énergies nécessaires pour l’abattre définitivement. Les militants doivent participer activement à ce travail de fond. Chacun doit s’exprimer, doit accomplir une action de proximité seules conditions pour générer un vrai rassemblement populaire. Nous ne gagnerons pas seul. Créons les conditions de l’unité des forces révolutionnaires. Tournons nous vers les autres partis ou mouvements politiques partageants notre modèle de société. Nous ne voulons plus du « tous derrière et nous devant », c’est ensemble que nous vaincrons. La politique doit aussi prendre le relais des mouvements sociaux, par de véritables propositions aux interrogations des salariés et des citoyens en lutte.

Difficile de conclure sans parler des tendance qui déchirent notre parti. Si pour certains, elles sont une richesse, pour d’autres ce ne sont que des querelles de clans. Un parti révolutionnaire, pour être crédible se doit d’être uni avant d’être unitaire. A noter, quand même que la majorité des militants ne sont pas ancrés dans les tendances mais dans le communisme. Ils aspirent à un changement radical de la société. L’abolition du capitalisme n’est pas une fin en soi. Nous voulons inventer une société nouvelle, égalitaire, pacifiste, porteuse d’espérance et de rêve. Rien ne doit se faire sans le peuple. Persuadés que le communisme est la grande ambition pour les générations futures, nous souhaitons que le 34e congrès se déroule dans les meilleurs conditions, que le parti retrouve son unité autour d’un projet révolutionnaire et redevienne le fer de lance du changement tant espéré. Le communisme n’a jamais été pratiqué, réalisons le communisme.

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