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9 octobre 2008 4 09 /10 /octobre /2008 09:40
Sans relance de la croissance, le monde s'enfonce dans la crise La FED, la BCE ont baissé leur taux alors que les Bourses étaient en chute libre mercredi matin, affolées par la poursuite de la crise financière et ses répercussions sur l’économie générale.
Les chefs d’Etats maintiennent leur cap : soutien aux banques et à la finance mais aucune mesure de relance de la consommation. La crainte d’une déflation resurgit.
La Réserve fédérale américaine a annoncé mercredi une baisse de son taux directeur d’un demi point, à 1,5% (contre 2%). La Banque centrale européenne (BCE) a décidé elle d’abaisser son principal taux directeur à 3,75% contre 4,25%…

La baisse des taux n’enraye pas la chute
Ces baisses étaient concertées. en effet, la baisse du taux directeur de la FED est intervenue simultanément avec celle des taux de la plupart des banques centrales, dont la Banque centrale européenne (BCE), la Banque d’Angleterre, et la Banque centrale du Canada, alors que les marchés financiers de la planète, inquiets de l’impact de la crise financière, poursuivent leur dégringolade. Cette annonce survenait alors que des nouvelles alarmantes parvenaient des places financières. En fin de matinée, Paris perdait 8,18%, l’indice CAC-40 retombant à son plus bas niveau depuis décembre 2003, Francfort cédait 7,41%, Milan 6,11%, Amsterdam 9,05%. A Moscou, les deux Bourses RTS et Micex ont interrompu les échanges 35 cinq minutes après l’ouverture après avoir enregistré des baisses de 11,25% et 14,35%. Les bourses européennes battaient souvent des records à la baisse. Après l’annonce, les Bourses mondiales, en pleine déroute depuis lundi, ont connu un moment de répit, et l’euro s’est redressé. Mais moins de deux heures plus tard le pessimisme était de nouveau de mise : à Francfort, le Dax perdait plus de 4%, même chose à Paris pour le CAC 40, à Londres pour le Footsie. Et Wall Street a ouvert en baisse de plus de 2%. Pour les acteurs de marché, le pas est important, mais insuffisant. Pour nombre d’économistes, l’action des banques centrales n’est d’ailleurs pas un remède miracle. " "Les effets de cette baisse de taux sur les fondamentaux ne vont pas se faire sentir avant un an sur les investissements", selon Sylvain Broyer de Natixis, qui attribue plutôt à la mesure "un effet psychologique". Le vrai problème est que le crédit s’est raréfié, en raison d’un climat de méfiance extrême sur un marché marqué par les difficultés des banques.

Après le Plan Paulson, un plan Brown pour l’Europe ?
La Grande-Bretagne avait auparavant lancé mercredi un plan massif de soutien à son secteur bancaire et appelé à un plan de sauvetage européen, sans empêcher une descente aux enfers des bourses du monde entier. Le Premier ministre britannique Gordon Brown a annoncé mercredi avoir "invité" les autres pays de l’Union européenne à adopter un "plan européen de financement" du système bancaire. Il a précisé être "en consultation active sur un plan de financement européen" et en avoir discuté en début de matinée avec le président français Nicolas Sarkozy. L’idée d’un plan européen, évoquée la semaine dernière par la France, avait été écartée fermement par Berlin, qui préférait une approche nationale. Londres a annoncé un vaste plan de sauvetage bancaire, qui comprend notamment une nationalisation partielle des premières banques du pays, via une prise de participation pouvant aller jusqu’à 50 milliards de livres (65 milliards d’euros). Les huit banques concernées sont Abbey, Barclays, HBOS - en voie de rachat par Lloyds TSB -, HSBC, Lloyds TSB, Nationwide Building Society, Royal Bank of Scotland et Standard Chartered. Toutes ont confirmé leur participation au plan de recapitalisation. Le ministre des Finances Alistair Darling a aussi annoncé le déblocage d’une ligne de crédit de 200 milliards de livres (260 milliards d’euros). "C’est un pas important en avant mais ce n’est pas le seul", a affirmé M. Darling à la chaîne d’information continue Skynews. "Je n’exclus rien, nous ferons tout ce qu’il faut". Mais les initiatives gouvernementales qui se sont multipliées depuis l’adoption du Plan Paulson, doté de 700 milliards de dollars, vendredi aux Etats-Unis, semblaient incapables d’enrayer la spirale baissière sur les marchés.

Vers la déflation-récession ?
 Plus grave encore, la crise fait resurgir la crainte de la déflation. Les multiples mesures prises par les Etats-Unis pour remettre sur pied le système financier devraient normalement avoir un caractère inflationniste mais, pour les économistes, le plus grand danger est plutôt la déflation, au moins sur le court terme. L’ensemble des initiatives prises par Washington pour éviter l’effondrement du système financier américain pourrait approcher des 2.000 milliards de dollars. "Si ceci ne marche pas, alors il est évident qu’il faut bien plus s’inquiéter de la déflation que de l’inflation", dit Brian Levitt, economiste d’OppenheimerFunds. L’effondrement des actions en Bourse et des prix de l’immobilier, tandis que les entreprises et les ménages ont de plus en plus de mal à accéder au crédit, sont autant d’éléments qui ne sont pas de nature inflationniste. La chute de plus de 50 dollars du baril de brut ces dernières semaines ne va pas non plus dans le sens d’une aggravation des tensions inflationnistes. Pour certains, ce qui se passe actuellement rappelle fâcheusement la situation de longue déflation des Etats-Unis des années 30, caractérisée par la chute de la demande, une forte baisse des prix et une montée irrésistible du chômage. Et les indications prospectives semblent aller dans ce sens. Ainsi, le Fonds monétaire international a revu en légère baisse mercredi sa prévision pour la croissance mondiale en 2008, à 3,9%, contre 4,1% prévus en juillet, et en nette baisse sa prévision pour 2009, à 3,0%, contre 3,9%. Son rapport sur les "perspectives économiques mondiales", publié quelques jours avant son assemblée d’automne, indique que "l’économie mondiale entre dans un tournant majeur, faisant face au choc financier le plus dangereux sur les marchés financiers développés depuis les années 1930". Le FMI prédit une récession aux Etats-Unis, dont le PIB devrait croître de 1,6% cette année (contre 1,3% prévus en juillet) mais de seulement 0,1% en 2009 (contre 0,8%). L’organisation internationale envisage que la première économie mondiale puisse se contracter au 4ème trimestre et au 1er trimestre 2009. La zone euro ne devrait guère mieux faire, avec 1,3% cette année (contre 1,7% prévus il y a trois mois) et 0,2% l’année prochaine (contre 1,2%). La France est l’un des pays pour lesquels les prévisions ont été le plus fortement abaissées. Elle connaîtrait une croissance très lente en 2008 (0,8%, contre 1,6% prévus précédemment) et en 2009 (0,2% contre 1,4%).

 Un nouveau "New-deal"
Dans ce contexte, ceux qui demandent des plans de relance par la consommation et un encadrement rigoureux du crédit pour favoriser la croissance - certains allant jusqu’à parler d’un nouveau "New-deal" - ne sont toujours pas entendus. C’était pourtant la réponse que le capitalisme avait fini par adopter à l’issue de la grande dépression de 1929. Faut-il attendre des conséquences aussi graves que cette précédente crise pour enfin s’y résoudre

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