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2 février 2009 1 02 /02 /février /2009 13:42
 

Les communistes ont l’intention, dans les prochains jours,
de s’adresser dans chaque département au préfet pour évoquer l’ampleur de la crise
et la question de l’utilisation
de l’argent public dégagé
au nom du plan gouvernemental de relance.


Les quatre coins de la France, en effet, sont touchés par une vague sans précé­dent de fermeture d’entreprises et de suppressions d’emplois, des mesures qui suscitent un très profond mécontente­ment, comme l’a montré la puissante journée d’action syndicale unitaire du 29 janvier dernier, journée qui est appelée à avoir des suites.

Partout, il est manifeste que de grands groupes se servent de la crise pour sabrer dans les effectifs, mettre en chô­mage technique, restructurer tout en empochant les aides publiques. D’autre part, les PME, les artisans doivent sou­vent faire face au comportement irres­ponsable des grandes firmes qui sont donneurs d’ordre et des banques qui refusent de prêter. Pourtant, le chef de l’État répète dans les médias qu’il ne saurait y avoir d’aide publique distri­buée sans contrepartie ; les banques devraient ouvrir le robinet du crédit ; les groupes devraient prendre des engage­ments, en matière d’emploi notamment.

Dans leur courrier au préfet, les commu­nistes constatent que ce n’est pas vrai­ment ce qui se passe : les banques font de la rétention alors que les groupes continent de licencier.

Alors, demandent-ils aux représentants de l’État, à quoi servent ces fonds ? Sont-ils utilisés pour l’emploi, les quali­fications, les salaires, la croissance ? Ou la casse 

ndustrielle, les plans sociaux et les dividendes des actionnaires ? Que font les “ Comités de suivi ”, officielle­ment chargés de suivre les plans d’aide aux banques ? Pourquoi leur travail, qui intéresse la collectivité, s’exerce-t-il dans le plus grand secret, de manière pure­ment bureaucratique ? Tout se passe comme si on assistait à un formidable gâchis de financement public.

Le PCF pense tout au contraire que la plus grande transparence ici est néces­saire ; des questions appellent des répon­ses urgentes : comment responsabiliser les groupes ? Comment changer les pra­tiques des banques ? Comment privilé­gier les aides aux entreprises créatrices d’emplois et soucieuses de formation ? Comment sanctionner les autres ?

L’intervention citoyenne est nécessaire. Il faut que les salariés, leurs organisa­tions syndicales, les élus soient informés, puissent participer à ces réunions où l’on parle de l’utilisation de l’argent public, aient leur mot à dire. Ce sont eux qui ont la compétence. Il est clair qu’ils sauraient opposer à la recherche frénéti­que de rentabilité financière, qui est aujourd’hui le seul objectif des groupes, des banques et du pouvoir, de nouveaux critères d’efficacité sociale.

Les communistes demandent encore au préfet de faire suspendre les projets de suppression d’emplois en cours dans les départements pour débattre des contre-propositions, de discuter dans le cadre de conférences départementales d’autres solutions, avec une autre mobilisation des fonds publics et du crédit et en encourageant une coopération entre entreprises et services publics.

Changer de logique, en ce domaine, c’est engager la réforme de tout le sys­tème de financement de notre économie. Et cette réforme, c’est la mise en place d’un pôle financier public.

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