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11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 12:53
Européennes. Le Palais des congrès a fait salle comble pour le meeting du Front de Gauche hier soir à Marseille. A la tribune, l’expression, dans une riche diversité, d’un profond désir d’unité.

 

Après Frontignan, le 4 février dans l’Hérault, le deuxième grand meeting du Front de Gauche, à Marseille, a tenu ses promesses : ouvrir au grand jour le débat pour changer d’Europe et ouvrir la voie au rassemblement, seul gage de réussite. Un bel essai qui reste à transformer. Jean-Luc Mélenchon, fondateur du Parti de gauche, ne s’y trompe pas. Devant une salle comble de plus de 1 500 personnes, où les attentes le disputent à l’envie d’en découdre, il déclare : « Une vague est en train de se lever. En venant ici, ce soir, vous avez voulu donner un signal de combat. »
    Sur la scène, une étudiante grecque et un représentant du parti allemand Die Linke ont pris place aux côtés de « leurs camarades » français. Le député communiste européen Francis Wurtz apprécie : « Ensemble, nous illustrons ce front progressiste européen. Nous voilà repartis pour une belle bataille. »
    Le Front de gauche et ses initiateurs, le PCF et le Parti de gauche, a un objectif précis, résolu : « Réaliser un nouvel exploit démocratique », comme l’a exprimé Pierre Dharréville, secrétaire départemental du PCF 13, dès l’entame de la réunion publique. Gérard Perrier, du Parti de gauche des Bouches-du-Rhône, fixe à son tour le cap : « La gauche a un espoir devant elle : mettre un terme à la casse libérale de l’Europe. » Et de lancer, lorsqu’il évoque les premiers pas de ce front : « Nous espérons que de nos histoires différentes naissent un destin commun. Notre rôle est de représenter la gauche face à la droite. »
    Le désir d’unité pour les élections européennes du 7 juin a été fortement exprimé par plusieurs orateurs. Christian Garnier, du mouvement d’éducation populaire Attac, le dit sans détour : « Nous attendons des antilibéraux qu’ils se regroupent. Nous avons besoin d’union. » Si Attac ne donnera pas de consigne de vote, l’association estime qu’ « il faut envoyer le maximum de députés au parlement européen pour porter les exigences du peuple de gauche qui a dit non ».
    Au nom de la toute nouvelle Fédération des Bouches-du-Rhône pour une Alternative sociale et solidaire, qui fédère forces et citoyens, Magali Braconnot, des Alternatifs, invite à « reprendre le drapeau unitaire du "non" ». « Rien ne justifie que ceux qui ont fait campagne en 2005 ne soient pas sur la même liste pour ces élections. Pas pour un coup électoral mais pour un Front durable, pour l’alternative au capitalisme qu’il est temps de construire ensemble. » Et de résumer : « Nous disons non à une Europe de la compétition et oui à une Europe des peuples, solidaire, sociale et écologique. »
    Frédéric Schmalzbauer, syndicaliste et membre du parti Die Linke, délivre un message simple : « Ensemble, on y arrive et agir ensemble, c’est réussir. » Une référence à « l’immense » manifestation du 29 janvier à Marseille. Il s’adresse à l’assistance : « Il faut que vous arriviez au Parlement européen avec un groupe parlementaire. »
    Face aux ravages du capitalisme, illustrés hier soir par des témoignages de salariés (lire page suivante), face surtout à sa crise, majeure, « c’est la légitimité nouvelle du projet socialiste que porte le Front de Gauche », assure Jean-Luc Mélenchon. « Nous ne sommes pas là pour témoigner. » La priorité : « Nous devons battre la droite car elle nous emmène dans le mur. »
    Il tend la main : « Les communistes ont rompu leur routine. Nous les socialistes de gauche, nous avons rompu la notre. Nous demandons à tous d’en faire autant. » Et de lancer clairement au NPA : « le Front durable ? Pourquoi pas mais on ne peut pas savoir sans l’entreprendre ! Qu’est-ce que c’est que ce front qui doit être durable, éternel mais qui ne peut commencer un seul jour ! » Il ajoute : « La bataille contre la droite et passer en tête de la gauche, c’est la seule et même chose. Pour nous, le front de la lutte sociale et le front politique, c’est la même réalité. »
    Francis Wurtz résume l’enjeu : « Ces élections seront l’expression politique d’un bras de fer entre le peuple et Sarkozy, et entre les peuples et le capitalisme. » Il faut, ajoute-t-il, « un non à ce modèle socialement honteux et économiquement en faillite. C’est le sens de notre Front de gauche. Non pas contre l’Europe mais pour la changer en profondeur ».

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