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5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 12:29
Le gouvernement a présenté un second collectif budgétaire depuis le début de l’année, censé prendre la mesure de la crise. Mais toujours rien pour le pouvoir d’achat. Le plan de relance appliqué à la Côte d’Azur ne prête guère à l’optimisme, y compris dans les milieux patronaux. Le reportage de notre correspondant régional. Nice (Alpes-Maritimes), correspondant régional. Psychologiquement parlant çà commence mal. Quelques jours après la présentation par le préfet des Alpes Maritimes du plan de relance de l’économie des Alpes Maritimes tombent les chiffres du chômage. Ils sont calamiteux :+2,9% en décembre et +15% en 2008. Le secteur du BTP est très concerné avec notamment le non renouvellement de 48% des contrats d’intérimaires.

Le plus alarmant est que cette aggravation du chômage dans la première industrie de ce département ne serait pas due directement à la crise ! « A la fin de l’année dernière nombre de chantiers ont été arrêtés à cause des intempéries et si des intérimaires ont été remerciés les effectifs de salariés permanents sont stables ou en hausse dans 73% de nos entreprises adhérentes. La crise ? Dans notre secteur d’activité, elle est à venir et c’est pour bientôt » affirme Dominique Ivaldi , président de la fédération patronale du BTP qui syndique dans les Alpes Maritimes 800 entreprises dont 90% sont des PME . Face à cette « crise à venir » dans une activité économique qui est à la région niçoise ce que l’automobile est à Sochaux le gouvernement met-il « le paquet pour sauvegarder l’emploi » comme l’affirme le Sarkosyste maire de Nice, Christian Estrosi. « L’État investit directement 158,2 millions d’euros dans des chantiers publics » annonçait triomphalement le préfet Francis Lamy, le 16 février dernier, en omettant toutefois de préciser que certains de ces chantiers comme la rénovation de la cathédrale de Nice étaient en cours ou que d’autres, comme l’amélioration d’un campus universitaire devaient démarrer dès l’an prochain. Plutôt que de « relance de l’économie (du BTP) » il faudrait donc parler de coup d’accélérateur sur une route déjà tracée. Pour gagner cette course contre le temps, le code des marchés publics va être modifié, le seuil de non présentation d’un projet à la commission d’appels d’offre municipale (présidée à Nice par une élue de gauche) étant relevé à un demi-million d’euros. Ce qui au pays de feu Jacques Médecin suscite quelques interrogations … Mais comme l’avoue Christian Estrosi « l’essentiel est de réaliser en 2009 ce qui était prévu de faire d’ici à fin 2010 ». C’est ainsi que 3000 « logements pour actifs » devraient être construits ou réhabilités cette année par la toute nouvelle communauté urbaine de Nice au lieu des 2000 prévus initialement.

« Moi je suis comme Saint Thomas … » dit à ce sujet Dominique Ivaldi qui , instruit par son expérience de petit patron local du Bâtiment, explique qu’il est facile pour un élu d’annoncer l’ouverture d’un chantier mais qu’il est beaucoup plus hasardeux d’en prévoir la fin . « Il y a les dates limites (le 31 mars pour le logement) pour que les budgets municipaux soient débloqués, il y a les procédures administratives par toujours rapides mais à respecter, il y a les recours possibles d’associations écolos… » énumère-t-il comme autant d’obstacles pour justifier à l’avance les nouvelles pressions sur les masses salariales qui pourraient être opérées prochainement dans les entreprises du BTP. Se pose aussi bien sûr la question du financement de ces chantiers pour lequel le gouvernement compte s’appuyer grandement sur les collectivités locales. L’État leur tend la carotte du remboursement anticipé de TVA : 115 millions d’euros pourraient ainsi être attribués dans les Alpes Maritimes…à condition que, par convention signée avant le 15 avril prochain, ces collectivités « s’engagent à fournir un effort d’investissement au moins égal à ceux des années précédentes ».

Ce alors que la crise de l’immobilier, bien palpable celle-ci sur la Côte d’Azur, a fait grandement chuter les droits de mutation qui constituent, par exemple, un tiers des recettes d’un conseil général, qui devrait en outre être privé des rentrées de taxes professionnelles à partir de 2010. L’une de ces quadratures du cercle que le meilleur des géomètres du BTP n’est encore parvenu à résoudre …

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