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6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 12:55

 akropoli kke 2010 thumb

La Grèce est un pays à qui les institutions européennes ont demandé de camoufler la réalité de ses comptes budgétaires pour qu’elle adopte l’Euro comme monnaie. Les mêmes qui ont imposé l’Euro sont les mêmes qui critiquent la gestion de la Grèce pour camoufler leur propre responsabilité. Celle d’avoir imposé une monnaie unique rigide en même temps à tous les pays, dont les niveaux de développement et les niveaux sociaux sont différents.

Depuis la création de l’Euro, l’alignement des droits sociaux et économiques se fait en permanence par le bas, dans tous les pays d’Europe. Aujourd’hui, la Commission européenne, la Banque centrale européenne, les gouvernements des pays européens, appliquent partout les mêmes politiques générales, qui elles mêmes aggravent la crise. 

Seules, les Banques, les grandes compagnies d’assurance, les grandes multinationales sont gagnantes. Grâce au principe de « libre circulation du capital », la spéculation s’amplifie. Nous sommes sous le règne d’une dictature de l’argent sur les êtres humains.

Le peuple de Grèce va être la victime d’une terrible cure d’austérité, de chômage, de démantèlement des droits sociaux et des services publics, qui lui est imposée par les institutions européennes, avec le Fonds Monétaire International et les gouvernements Grec, Français et Allemand.

Cela risque de durer longtemps puisque l’argent qui est prêté à ce pays l’est sur la base de taux d’intérêts usuraires qui remplit les caisses des grandes institutions financières, à mesure qu’ils vident les comptes en banque des citoyens et des travailleurs grecs.

Mais, après la Grèce, les spéculateurs avides de profits, se tourneront vers d’autres pays comme l’Espagne, le Portugal, l’Irlande, l’Italie et la France. Si l’Europe était celle des peuples, si elle était au service de l’intérêt général, elle agirait en entité politique contre les marchés financiers et déciderait de permettre à la Banque centrale européenne de prêter de l’argent à très faible taux d’intérêt. Elle taxerait la spéculation financière et mettrait en place une fiscalité sur le capital, au lieu d’alourdir les impôts indirects, la fiscalité sur le travail et la destruction des droits sociaux comme le droit à la retraite à 60 ans.

Voilà qui nous ramène quelques années en arrière, au moment du débat sur le traité de Maastricht puis le projet de Constitution européenne, devenue traité de Lisbonne. Nous aurions préféré avoir eu tort. Malheureusement, il suffit de nous relire pour constater que nous avions raison. Le combat pour changer en France et changer les traités européens ne doit prendre que plus de vigueur.

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