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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 12:18

 

arton3793-6bad3.jpgAu nom du Front de gauche, Marie-George Buffet prône une autre répartition des richesses vers les salaires, la recherche, la modernisation de l’outil de travail… La députée communiste de en Seine-Saint-Denis est coresponsable du Front des luttes au sein du Front de gauche.

Comment réagissez-vous à la démarche de dernière minute de Nicolas Sarkozy vis-à-vis d’ArcelorMittal ?

Marie-George Buffet. Avec colère. On ne joue pas avec l’avenir d’hommes et de femmes qui luttent pour sauvegarder leur usine et leurs emplois. On n’instrumentalise pas leurs espoirs à des fins politiciennes à la veille d’échéances électorales. Jamais notre industrie n’avait connu une situation aussi grave. Alors, voir un président candidat aller quémander à ses amis patrons quelques subsides pour sauver telle ou telle entreprise, le temps d’une élection, c’est inadmissible. D’autant que ces salariés et leurs syndicats, je pense à ceux d’ArcelorMittal, ont des propositions alternatives. Je les ai rencontrés à Gandrange. Ils ont un plan viable aux niveaux financier, industriel et écologique. C’est sur ces propositions que le gouvernement devrait prendre appui pour faire pression sur ArcelorMittal.

Comment se fait-il que les questions de la réindustrialisation et de l’emploi soient au cœur de la campagne ?

Marie-George Buffet. La crise du système en France et dans le monde est marquée par la financiarisation à l’extrême et ne repose plus sur la production réelle. Beaucoup de salariés prennent conscience que ce qui fait la richesse d’un pays, ce qui donne les moyens du progrès social, ce sont le travail et la production. Et donc que nous avons besoin d’une relance industrielle avec une autre répartition des richesses vers les salaires, la recherche, la modernisation de l’outil de travail, la planification écologique.

La politique y peut donc quelque chose ?

Marie-George Buffet. Bien évidemment. J’ai ouvert le Figaro Économie et j’ai hurlé quand j’ai lu que la Banque centrale européenne (BCE) avait, en deux mois, donné 1 000 milliards d’euros à 800 banques privées à 1 % d’intérêt. Imaginons cet argent placé dans un plan de développement social, solidaire et écologique pour relancer l’investissement industriel et l’emploi… Cela dépend de décisions politiques, de même que de mettre la BCE au service de l’emploi et du développement économique. Décisions politiques toujours, la création d’un pôle public financier en France pour reprendre en main le crédit et l’investissement, la mise en place de nouvelles formes de propriété des entreprises – je suis avec passion l’expérience des Fralib –, l’instauration de nouveaux droits pour les salariés et les syndicats, tels que le droit de veto face aux licenciements boursiers, la mise en place d’une fiscalité des entreprises qui tienne compte de leur comportement sur l’emploi…

Quelle est, selon vous, la part du Front de gauche dans l’émergence de ces exigences ?

Marie-George Buffet. Nous avons construit un rapport privilégié avec les salariés et les syndicalistes. Ce sont eux, les ouvriers, les employés, les techniciens, les ingénieurs, qui luttent et produisent la richesse de notre pays. Ce qui se passe entre les syndicalistes et le Front de gauche est éclairant d’un nouveau rapport entre luttes syndicales et actions politiques. J’étais en réunion avec une cinquantaine de syndicalistes du privé comme du public, hier, à Dugny, en Seine-Saint-Denis. Si tous disent la nécessité des luttes, quel que soit le gouvernement, tous disent aussi le besoin de réponses politiques. Je sens que toutes les barrières qui existaient entre engagement social et syndical, d’un côté, engagement ou questions politiques, de l’autre, sont en train de tomber. Chacun à sa place, nous pouvons, nous devons, jouer la partie ensemble. Nous serons tous gagnants. L’utilité du Front de gauche, c’est qu’en portant une vraie politique de gauche, nous faisons bouger toute la gauche

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