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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 09:19

Politique de la ville

des quartiers à la casse


Maurice Leroy, tout nouveau ministre de la Ville et content
de l’être, a-t-il seulement lu
le rapport qui lui a été remis
par l’Observatoire national des zones urbaines dites sensibles ?

Un terme pudique pour désigner les quar­tiers qui subissent les effets, d’une bruta­lité inouïe, d’une société violemment iné­galitaire. La présentation de ce rapport par le ministre ressemble à un conte de Noël : « Les conclusions du rapport de l’Onzus confirment l’approche du gouverne­ment. » À cela près que Maurice Leroy, peu avare de propos aussi généraux que généreux, s’est bien gardé d’évoquer si peu que ce soit « l’action » de celle qui l’avait précédé sur ce terrain, ce que l’on peut comprendre. Le plan Marshall des banlieues n’aura vécu que le temps d’une campagne électorale et le secrétariat d’État de Fadela Amara, quand bien même elle aura essayé de se persuader du contraire, fut pendant plus de deux ans aux abonnés absents.

Mais il n’empêche, non seulement Maurice Leroy discerne dans la situation « des évolutions positives », mais il se sent investi d’une grande mission avec « un ministère de plein exercice voulu par le président de la République Nicolas Sarkozy et le Premier ministre François Fillon ». Ceci pour les salamalecs. Le pro­blème, c’est que la situation que décrit le rapport est catastrophique, quelles que soient les précautions de langage que l’on peut relever ici ou là. On a retenu, déjà, le chiffre effarant des 43 % de jeunes hom­mes au chômage, mais on pourrait parler de la santé, de la baisse de plus de 10 % du nombre d’enseignants dans le secon­daire, de la situation des femmes d’origine étrangère, de la spirale de la précarité…

Face à cela, qu’avance le ministre ? Rien, ou si peu et ce peu est dérisoire. « Mon ambition est de faire en sorte que les cré­dits de l’Agence de cohésion sociale arri­vent sur le terrain. » Même chose, affir­me-t-il, pour les subventions aux associa­tions. On sait ce qu’il en est et que ce n’est pas le cas, au contraire. Mais quand bien même cela serait, il ne s’agirait que de saupoudrage, car la question des quar­tiers sensibles n’est pas plus une question à traiter en annexe de la politique générale du gouvernement que ces quartiers ne sont aux marges de la société. C’est tout le contraire. Ils cristallisent les conséquences des politiques menées en termes de casse sociale, de mise en cause des services publics, d’emploi et de mise en pièces du Code du travail, de logement, de bas salaires…

Bien sûr, il y faut des crédits, mais il y faut un changement profond de perspec­tive. Il faut mettre ces quartiers au centre de politiques qui renouent avec le progrès social. Le gouvernement le veut-il ? On peut en douter. C’est là que se trouvent, pour reprendre une idée de Marx, ses armées de précaires de réserve !!!!

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