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17 novembre 2009 2 17 /11 /novembre /2009 12:38

 

je souhaite que nos travaux soient constructifs et nous permettent de répondre aux attentes des communistes dans notre région  et plus largement au-delà de notre parti.

Nous allons donc débattre de l’offre politique formulée et votée par le conseil national et dont vous avez tous pris connaissance, vérifier ensemble sa déclinaison possible dans notre région, rédiger le bulletin de vote qui sera mis à disposition des communistes et voter notre chef de file régional ainsi que notre responsable du comité régional. Beaucoup de travail donc, je ne doute pas un instant que nous allons le faire avec sérieux et responsabilité.

 

Quelques mots sur le contexte dans lequel vont se dérouler ces échéances électorales.

Le chômage et la précarité explosent et les politiques des gouvernements qu’elles soient française ou à l’échelle européenne, comme d’ailleurs mondiale, ne permettent pas de se projeter dans l’après crise, au contraire toutes les mesures mises en œuvre vont renforcer les logiques qui ont conduit à la catastrophe. En France, depuis l’explosion de la crise en septembre 2008, le pouvoir a affiché clairement son soutien de classe avec toutes les réformes structurelles mises en route : services publics, fiscalité, institutions, tout y passe : le rouleau compresseur est en marche et ce sont les mêmes qui payent le prix fort de la crise. Il y a aujourd’hui beaucoup de souffrances dans notre pays, souffrances individuelles et collectives, on l’a vu au moment des drames intervenus dans de nombreuses entreprises où la souffrance au travail s’intensifie allant parfois jusqu’au suicide, et cela s’accompagne d’une baisse du pouvoir d’achat des salariés et des retraités, d’une précarité qui augmente. L’extension de la misère est en marche dans notre pays, elle touche avec brutalité notre jeunesse !

Notre région à ce sujet n’est pas en reste, le chômage est désormais officiellement de 12,4% de la population active, seule la région Nord-Pas de Calais est devant avec 12,6%. Dans l’Hérault, le taux dépasse les 14%. Des bassins de vie comme Alès/La Grand Combe connaissent des taux dépassant les 14%, notre région compte en 1 an 130.000 demandeurs d’emplois supplémentaires, 470.000 personnes y vivent sous le seuil de pauvreté soit 18.3%. Selon l’INSEE nous sommes placés par rapport au taux de pauvreté monétaire en 2° position devant le Nord/Pas de Calais, il en est du Languedoc Roussillon comme de la France entière : la politique de régression sociale menée par Nicolas Sarkozy aggrave la crise et ce d’autant plus dans notre région qui est l’une des plus pauvres et qui souffre très durement : voilà la réalité dans laquelle va se dérouler cette échéance !

Région moins industrialisée que la moyenne du pays, elle a un tissu économique vulnérable. Les PME sont très touchées mais aussi des entreprises de plus grande ampleur, de nombreux exemples sont connus dans nos départements, les entreprises publiques ou anciennement publiques ne sont pas en reste, elles se restructurent et réduisent leurs effectifs. L’exemple de La Poste est frappant avec la casse des centres de tri de Carcassonne et de Nîmes, le déplacement d’une direction courrier de Nîmes à Avignon et depuis peu le traitement des chèques postaux transféré de Montpellier à Marseille. Autre exemple le déplacement de la direction régionale de France Télécoms de Montpellier à Toulouse. Toutes ces restructurations générant des suppressions d’emplois et beaucoup de souffrance au travail, dans le Gard nous avons un exemple sur Alès avec une mutation forcée de 40 agents des télécoms.

Je pourrais aborder d’autres secteurs, l’éducation nationale avec les milliers de postes supprimés, la santé avec un déficit sécu de 31,7 milliards et la loi Bachelot qui dégrade l’ensemble du secteur, la SNCF menacée par les dogmes européens de la concurrence qui vivent des réductions massives d’emplois, des aggravations de conditions de travail. On peut rajouter à cela la situation du secteur agricole, dans notre région elle est dramatique : la survie de milliers d’exploitations et d’emplois de viticulteurs sont aujourd’hui en jeu : les stocks sont au plus haut  et les prix ne sont pas rémunérateurs alors que les récoltes sont historiquement basses (13 millions d’hectos soit une baisse de 20% par rapport à la moyenne quinquennale. Dans les fruits et légumes la situation est tout autant dramatique. Les manifestations de cet automne en ont fait la démonstration. Enfin et ce n’est pas le moindre des problèmes, malgré les aides apportées par la région il y a toujours un manque criant de logements collectifs qui fait que des milliers d’habitants de notre région sont mal logés ou pas logés.

 

Notre région reste durement touchée par la crise, même s’il y a des résistances et beau coup de luttes on l’a vu dernièrement avec la formidable mobilisation contre la privatisation de la Poste! Cette réalité à elle seule justifie au combien notre volonté affirmée dans l’offre nationale ; nos régions doivent devenir des pôles de résistance et d’initiatives pour contrer les dégâts causés par la crise, pour réduire les inégalités territoriales, pour faire obstacle  à la politique conduite par Nicolas Sarkozy.

Celui-ci à mi chemin de son quinquennat veut se servir de cette échéance pour emporter l’adhésion à sa politique, en affichant son objectif de reconquête, et poursuivre avec plus  d’ampleur et de force sa politique.

Le décor des nombreux défis à relever pour contrer sa politique est planté !

Un des grands défis étant le défi démocratique. Face à la confiscation des pouvoirs que développe la réforme programmée des collectivités territoriales. Nous mettrons cette question au cœur des régionales 2010. Que propose cette réforme ?

Faire disparaître tout simplement l’héritage révolutionnaire que constituent l’existence des communes, des départements et plus récemment des régions. Tout cela au profit d’un nouvel espace territorial, les métropoles où seront concentrés les pouvoirs, les richesses, où s’organisera la concurrence au sens capitaliste à l’échelle européenne et mondiale : pour arriver à cela il faut éloigner durablement les citoyens de tout pouvoir de décisions et les priver de leurs représentants élus-es les plus proches, voilà ce qu’est la réforme de Nicolas Sarkozy, nous allons l’expliquer, la dénoncer, la combattre mais aussi en parallèle, nous allons faire preuve d’audace en matière de propositions de démocratie participative, de droits des citoyens, des salariés, c’est un formidable défi à relever dans notre région !

 

Deux enjeux donc essentiels dans notre analyse pour construire notre offre politique dans notre région :

1.       Le niveau de la crise et ses conséquences

2.       Le niveau de riposte à mener  à la politique de Sarkozy

C’est deux enjeux déterminent  le niveau des réponses à construire aujourd’hui.

 

Derniers enjeux l’état de la gauche.

Alors que les attentes sont énormes en direction de la gauche, elle n’apparaît pas suffisamment crédible pour changer la vie des gens, la crise de la social-démocratie, l’affrontement irrémédiable pour certains entre deux gauches, l’instrumentalisation de la question écologique à des fins de recompositions, tout cela  n’aide pas à apporter les clarifications nécessaires en cette période où il y en a tant besoin. La crise du capitalisme est révélatrice d’une rupture, d’un changement d’époque que nous avions longuement analysé lors de notre dernier congrès. Je pense que le parti socialiste n’en a pas pris toute la mesure.

Car elle bouscule toute la gauche et les rapports de force qui y existent. La recomposition politique qui se déroule sous nos yeux marque les débats dans toute la gauche. La crise a des incidences dans tous les domaines : financier,  économique et social, mais aussi politique. Nicolas Sarkozy le sait il travaille en permanence à disputer le terrain idéologique et à désamorcer toutes émergences d’une construction politique alternative à vocation majoritaire à gauche. Il entend poursuivre dans la voie du bipartisme en concentrant tous les pouvoirs avec l’UMP, en atomisant une gauche tiraillée entre PS et les Verts se disputant le terrain du renoncement, et entre une extrême gauche s’enferment dans le renoncement protestataire, nous refusons ce scénario tel qu’il se présente. Les offensives multiples portées par les sociaux-libéraux qui visent à conduire à la création d’une force socialo-centriste, le positionnement du NPA qui persiste à refuser la nécessité de travailler des majorités de gauche, le parti socialiste qui peine à donner sens aux objectifs qu’il poursuit, tout cela trouble l’électorat de gauche, les obstacles et les faux chemins sont multiples alors que les enjeux posés par la crise et la politique de Sarkozy nécessitent de faire la clarté sur nos choix politiques et l’ambition que l’on se donne . La gauche n’est pas condamnée à l’impuissance, des hommes et des femmes, des forces diverses sont disponibles et existent pour construire une issue réelle à gauche. Nous l’avons constat »é lors de l’échéance européenne, où le PS a été victime de l’abstention de son électorat populaire, de la fuite de son électorat des classes moyennes vers les Verts et beaucoup plus marginalement vers le Modem. Le Front de gauche que nous avons constitué a pu s’inscrire dans le paysage politique, créer une dynamique et permettre de dépasser le renoncement. C’est ce que développent notre offre politique et les propositions qu’elle porte pour le 1° et 2° tour des échéances régionales. Cette crise du politique, ces recompositions  en cours nous les constatons aussi dans notre région où la situation à gauche est identique avec en prime une amplification et une impulsion plus forte avec le positionnement de Georges Frêche. Je rappelle que sous son impulsion au moment des municipales, alors que la ville de Sète devait être gagnée, le PS a permis à la droite de la garder. Idem pour Nîmes où le PS a refusé l’union au 1° tour ne permettant pas de reconquérir cette ville au 2°.A  chaque fois vous l’avez remarqué la tête de liste était communiste !

Georges Frêche par ses nombreux propos sur lesquels je ne reviendrais pas et qui lui ont valu l’exclusion du PS, a heurté à de multiples reprises les valeurs sur lesquelles la gauche peut se retrouver, ce ne sont pas des dérapages mais bien un positionnement politique qui au fil des années du mandat s’est affirmé. Il continue de dire que le PCF s’est achevé avec le siècle dernier et utilise sa posture de divers gauche pour lancer ses appels à candidature, je le cite «  Je vais faire une liste qui s’appellera tous pour le Languedoc Roussillon et je demanderai à des militants de partis de venir, s’il le faut ils se mettront en congés de leur parti. Tout cela n’est pas dénué de stratégie, nous le savons ! Face à cela les élu-es communistes ont affronté la situation , ils ont agi comme partout en France pour faire vivre des propositions du programme d’ « Union Toute » ils ont agi auprès des populations en difficulté, des salariés en lutte, ils ont défendu des projets qu’ils ont pu mettre en œuvre, par exemple sur les questions de culture, de logement , de transport, ils ont du souvent « ferrailler » pour les faire aboutir l’exemple de la commission de contrôle des fonds publics donnés aux entreprises est significatif, sous l’impulsion des élus communistes elle a vu le jour mais sur 1300 entreprises ayant été aidées seulement une centaine ont pu être contrôlées car la commission n’a pas été dotée des moyens suffisants pour mener à bien ces contrôles.

Ce mandat n’a pas été un long fleuve tranquille pour eux mais je rajouterais aussi pour notre comité régional et pour notre parti, les décisions et prises de positions de l’hyper président Frêche, la communication et la médiatisation à outrance et la gouvernance contestable, tout cela a pesé et pèse encore.

Cette réalité est une expérience douloureuse pour notre parti qui nous a affaibli, regardons l’avenir j’espère que notre comité régional sous l’égide de sa future responsable saura animer comme cela doit être fait une équipe, un travail et  saura créer du lien et du commun avec nos futurs élus régionaux.

En 2004, nous avons contribué à sortir de la cohabitation Blanc et FN de la région, nous l’avons fait dans un contexte particulier. Nous avons du faire face à la décentralisation organisée par la droite et le transfert des missions d’état vers les collectivités territoriales avec une dotation de fonctionnement ne couvrant pas les dépenses engagées. Aujourd’hui  on en connaît les conséquences pour nos régions et nos départements, à ce sujet nous pouvons regretter que comme nous l’avions demandé nationalement, les régions s’y opposent fermement et de manière coordonnée, à l’appui des luttes, c’était possible d’y résister (20 régions sur 22 à majorité de gauche) le PS a refusé, l’exemple des tOS est le plus criant.

De plus on constate depuis quelques temps un glissement à droite des orientations sous l’impulsion de son président. Je prendrais pour exemple la commission économique Constantin sur laquelle il s’appuie pour les futures actions, cette commission uniquement composée de patrons, de directeurs, de responsables des chambres patronales  propose avant tout de pousser les feux du libéralisme, son premier rapport ayant pour filigrane « il faut libérer l’initiative privé ».

Tout indique aujourd’hui que l’action menée par la région pour le développement économique, en cette période de crise, nécessite une réévaluation des politiques régionales dans ce domaine, par exemple, la compétence en matière de formation professionnelle doit être utilisée en appui aux politiques économiques dans la lutte contre le chômage. Lorsqu’il y a des plans de licenciement pourquoi la région ne s’inviterait pas aux cotés des syndicats pour avancer des propositions en terme de formation et de reclassement, autre exemple les fonds publics régionaux, proposition de notre parti, pourraient en lien avec les élus-es, les salariés, les populations soutenir des projets sur la base de critères sociaux, environnementaux, le conseil régional dotant des moyens  pour effectuer les contrôles de l’utilisation de ces fonds à partir des critères d’attribution.

Autres exemples qui concernent la démocratie nous proposons la mise en place d’une assemblée participative régionale avec des relais citoyens ancrés sur les territoires permettant de faire vivre une vraie démocratie participative, enfin, les expérimentations que nous pourrions développer en matière de services publics sur les territoires.

Je ne vais pas rallonger mon propos sur les propositions mais nous ne partons pas de rien, à l’appui du bilan de nos élus, des 10 ateliers nationaux, mais aussi parce que nous ne ferons pas ce travail en vase clos, nous prendrons des initiatives de rassemblement, de rencontres, de réelle collaboration avec nos futurs partenaires, avec le mouvement social et associatif très rapidement lorsque les communistes auront décidé de leur stratégie pour notre région.

 

Pour ces élections, il y a un enjeu pour savoir où se trouvera, dans les programmes comme les alliances, le centre de gravité des majorités alternatives à la droite. Nous le voulons, pour notre part, clairement à gauche, s’appuyant sur les mobilisations construites avec les citoyens de notre région c’est ce que propose notre offre politique. Cette offre politique est profondément communiste car elle rejette à la fois le fatalisme d’une gauche et d’un mouvement social condamné à l’impuissance et elle s’inscrit dans un mouvement réel qui vise à abolir l’état actuel du paysage politique en France et à gauche : c’est ce que nous appelons faire bouger le curseur.

C’est de cette ambition dont nous devons débattre : construire des majorités régionales résolument engagées à gauche avec un contenu ambitieux et une volonté de rassemblement, cette orientation politique qui peut s’affirmer au premier tour conditionne pour moi la victoire de la gauche au second tour. Car nous poursuivons un objectif de conquête : tout faire pour avoir des majorités qui s’engagent sur des contenus clairs, tout faire pour garder les régions à gauche ! C’est une grande bataille politique et populaire qui nous attend. Il y a à gauche des femmes et des hommes qui veulent retrouver l’envie d’y croire  et de se battre, notre parti a la capacité d’agir pour permettre que se lève une dynamique  de rassemblement et de victoire de la gauche.

Au moment du choix à faire pour notre région, il y a des points de vue divergents qui sont débattus dans nos départements assumons les ! Débattons-en !

J’en perçois deux : soutien à l’offre politique nationale avec la construction d’un front de gauche élargi dans notre région ou union avec les socialistes et Georges Frêche dès le 1° tour.

Ces différences sont souvent motivées par des points de vue convergents : empêcher la droite de revenir aux affaires, avoir de nombreux élus, créer un espoir solide à gauche.

C’est pour cela que je suis sure que quelque soit le choix que portera notre conférence régionale et que valideront les communistes dans la région, nous saurons nous rassembler pour les faire vivre.

 

 

                                                                                 Gayraud Martine

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