PCF30 Front de Gauche 30 Gard
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Section
Vallée du Rhône |
Gaz et électricité:
Il faut
demander le maintien, au-delà de 2010, des tarifs réglementés et exiger la transparence sur leur calcul.
La loi portant sur les tarifs réglementés du gaz et de l’électricité
sera débattue le 11 décembre à l’Assemblée Nationale. Elle permet aux usagers de
conserver le bénéfice des tarifs réglementés en cas de déménagement ou d’installation dans un nouveau logement. C’est une disposition dont les communistes se félicitent et qui donne du sens aux
différentes mobilisations auxquelles, avec d’autres, ils ont participé. Par contre, il est précisé que ce dispositif disparaîtra en 2010, ce qui entraînerait l’extinction progressive et rapide du
principe même des tarifs. Il n’y a aucune raison de limiter le dispositif dans le temps et rappelons que, même aux Etats Unis où la déréglementation sévit depuis une vingtaine d’années, un grand
nombre d’Etats ont réintroduit les tarifs publics réglementés, allant jusqu’à voter des lois imposant aux opérateurs de rembourser les différences aux consommateurs. En conséquence, demandons que
la mention de date limite soit supprimée du projet de loi.
Les communistes condamnent les prises de position de la CRE qui plaide pour la fin des tarifs réglementés et soutient la concurrence quitte à ce qu’elle se traduise par une hausse des prix, alors que sa mission est avant tout de défendre l’intérêt des consommateurs.
Le maintien des tarifs réglementés doit s’accompagner d’un mode de fixation de ces tarifs transparent, notamment sur la formule tarifaire et les coûts moyens d’approvisionnement. L’actuelle polémique autour de l’évolution des tarifs du gaz au 1er janvier 2008 est un exemple de l’opacité qui règne aujourd’hui. Gaz de France souhaiterait demander entre 5 et 10% d’augmentation. L’entreprise la justifie par une hausse des coûts d’approvisionnement et un manque à gagner qui date de 2004. Ce n’est pas vrai: premièrement les prix du pétrole baissent, en euros ; deuxièmement, le Groupe n’a jamais fait autant de bénéfices que durant les années du prétendu « manque à gagner ». Le fait est que, depuis fin 2004, les prix du gaz ont augmenté de 33% alors que dans le même temps les bénéfices de GDF doublaient et les dividendes étaient multipliés par 2,5.
Adressez vos protestations, en adressant ce tract à : permanencejmroubaud@wanadoo.fr