PCF30 Front de Gauche 30 Gard
P
ARTI COMMUNISTE FRANÇAIS SECTION D’ALES
COMMUNIQUÉ
Fichier
EDVIGE 1 ou EDVIGE 2 (Edvirsp),
le 16 octobre, ensemble nous dirons
NON
La condamnation du fichier Edvige s’amplifie.
Début septembre la section d’Alès du PCF appelait, avec le collectif national
Non à Edvige, à manifester ce 16 octobre, jour de la Ste. Edwige, en invitant population et organisations de la
région alésienne à poursuivre et bâtir ensemble cette riposte menée dès le début de l’été.
Un collectif alésien est né. Aujourd’hui, c’est donc ensemble que nous appelons à cette mobilisation jusqu’à l’abrogation pure et simple de ce fichier et donnons rendez-vous
jeudi 16 octobre devant la sous-préfecture, à 17 h 30.
Début septembre, la puissance de l’indignation, les 120 000 signatures et les 800 organisations avaient
imposé de premiers reculs à Sarkozy.
A présent, ce sont 212 000 signataires et 1200 organisations qui clament
qu’Edvige 2 reste autant dangereux et inacceptable que sa première version :
- les enfants, susceptibles de
troubler l’ordre public, sont toujours fichés, dès 13 ans, avec
un droit à l’oubli en trompe l’oeil. Ce texte demeure en contradiction avec la Conventioninternationale des droits de
l’enfant. Comme les adultes, ils sont fichés sur de simples suspicions, sans
avoir commis aucune infraction.
Ce fichage version 2
repose toujours sur les origines ethniques, les opinions philosophiques, politiques ou religieuses et appartenance syndicale. Il s’agit d’un grand pas vers un état totalitaire qui veut mettre au
pas et formater un peuple qu’on dépouille socialement pour satisfaire les profits, la spéculation et en faire payer à présent la grave crise qui en découle. Les lois liberticides de Sarkozy de ces dernières années conduisent à toujours plus de bruit de bottes.
Elles ont trouvé, par ailleurs, un véritable précurseur en la matière, à Alès, avec le députémaire M. Roustan, expert en criminalisation du droit syndical et de l’action revendicative, et en
vidéosurveillance qui épie nos moindres mouvements … notre liberté. Non. Tout cela ne répond en rien à une notion d’ordre public.
Nous devons y faire barrage.
Edvige 2 n’est pas plus amendable qu’Edvige 1. Il doit être purement et simplement retiré. Nous le dirons le 16 octobre comme partout en France. Nous invitons, ce jour là, chaque manifestant à rédiger et déposer sa propre fiche (parodique) individuelle de renseignement et de protestation auprès du représentant du pouvoir. Nous invitons également à amplifier la signature de l’appel « Pour obtenir l’abandon d’EDVIGE », disponible sur le site
http://www.nonaedvige.ras.eu.org et auprès des militants.
Giovanni D FRANCESCO,
Section d’Alès
Alès, le 13 octobre 2008