RAPPEL
Le syndicat évoque 107 suppressions d'emplois à Alès Le syndicat CGT de Merlin Gerin (groupe Schneider Electric), fabricant de disjoncteurs à Alès, vient
d'enclencher une expertise suite au plan de gestion prévisionnelle de l'emploi qui prévoit, selon les cégétistes, « la suppression de 107 emplois sur les 467 salariés dont 47 en longue maladie. »
La direction Europe du groupe Schneider Electric a décidé d'investir 15 millions d'euros pour préparer une nouvelle gamme de disjoncteurs "intelligents", mais pour cela elle a prévu aussi de
revoir sa gestion des emplois sur les sites d'Alès, de Barantin (Normandie) et de Châlon-sur-Saône.
Suite aux quatre réunions du comité de pilotage, la CGT a donc demandé une expertise au cabinet Syndex.
Le syndicat en profite pour demander à la direction les raisons de son choix pour un processus de production manuelle qui remplacerait le système
automatisé alésien. « Ils veulent délocaliser la fabrication, entre autres, des boîtiers dans l'usine neuve de Plovdiv en Bulgarie. » Le reste de la fabrication d'un disjoncteur se ferait sur
Alès,
« ce qui mettrait des camions sur les routes à l'heure du respect de l'environnement », note Eric Roux, délégué CGT à Merlin Gérin. Le syndicat veut également des réponses de la
part de la direction concernant la qualité des produits, les coûts logistiques, de production à court et long terme. « A Alès, nous avons une vraie carte à jouer à l'avenir car on maîtrise le
process de A à Z, note Eric Roux. En manuel, il n'y a pas la même qualité que sur une chaîne de montage automatique. Il faut savoir que le site d'Alès gagne de l'argent. On a chez nous tous les
métiers et les salariés sont prêts à s'engager dans de nouvelles productions. » Sujet abordé par la direction de Merlin Gerin dans le cadre de la gestion des emplois à Alès, le rajeunissement de
la pyramide des âges n'effraie pas la CGT.
« 56 % des salariés ont plus de 50 ans, ce qui peut être très dangereux pour le site à l'avenir. Il faut recruter des jeunes pour maintenir un
niveau d'effectif qui permettra de pérenniser le site d'Alès. » Avec le résultat de l'expertise connu fin novembre, les cégétistes comptent bien avoir assez d'arguments pour justifier le
maintien des emplois sur le site alésien de Merlin Gerin.
De son côté, la direction a proposé les 9 et 10 octobre des formations (les bilans de compétences débuteraient fin octobre) et des congés de mobilité. « Dès que les emplois sont menacés, ce
dispositif est mis en place. La direction veut aller vite. » D'où l'intérêt pour la CGT de monter en première ligne sur ce dossier.