PCF30 Front de Gauche 30 Gard
Municipal Pompiers : Jean-Michel Suau
crie au feu
La ville d'Alès est-elle "mauvais payeur" avec le service départemental d'incendie et de secours (Sdis) ?
Le conseiller municipal Jean-Michel Suau le laisse entendre. Il a sorti hier soir sa casquette de conseiller général pour affirmer : « Alès doit 3,447 millions d'euros au Sdis ». L'élu
comptabilise dans ce chiffre le coût annuel à la charge de la ville, et une dette cumulée. « Il faut y ajouter les intérêts de retard, soit 491 590 € » précise Jean-Michel Suau qui
conclut : « Vous faites de la cavalerie avec un décalage annuel. Il serait scandaleux que la sécurité des Gardois soit maltraitée pour servir votre trésorerie ».
L'accusation est forte : Max Roustan, maire de la ville, joue-t-il avec les finances du service des pompiers ?
Ce n'est pas la première fois
que l'élu d'opposition porte le fer au feu sur ce
sujet. Cela fait même cinq ans que cela dure. A l'époque, le Département, gestionnaire du Sdis, a souhaité rattraper l'année de retard avec laquelle était réglée la part de chaque ville gardoise.
Il fallait pour cela payer deux années en une. La ville d'Alès a demandé un moratoire sur cinq ans, pour rattraper cette année. Peu de villes l'ont fait dans le département.
La ville s'acquitte donc (en fin d'année, certes) de sa facture annuelle, alourdie d'un cinquième de l'année à rattraper. C'est une dépense obligatoire à laquelle elle ne peut se soustraire.
« Ce n'est pas une dette, martèle Max Roustan, c'est un échelonnement de paiement et nous n'avons pas d'agios à payer ». La Chambre régionale des comptes n'a a priori rien trouvé à
redire sur la méthode, même si, comme s'amuse à le souligner Jean-Michel Suau : « Il n'y a que deux villes dans le Gard dans ce cas, c'est Alès et Pont-Saint-Esprit, où votre colistier aux
sénatoriales, Gilbert Baumet, a vu sa ville mise sous tutelle ». Ça n'a pas grand rapport, mais l'attaque est ciblée.
Le maire d'Alès lui réplique avec une sérénité à toute pépreuve : « On finit tranquillement notre année. Tout va bien dans les finances » . La petite entreprise ne connaît pas la
crise.