GRÈVE
Ils étaient près de 500 manifestants à protester hier. Ils remettent
ça aujourd'hui400 à 500 étudiants des IUT (instituts universitaires technologiques ) en grève de Montpellier et Nîmes ont décidé de manifester leur colère, hier, dans les rues de la ville.
La raison de leur courroux : l'entrée en application, en janvier 2009, de la loi sur l'autonomie des universités. Les IUT, qui préparent en deux ans à un diplôme universitaire technologique (DUT),
craignent
« pour notre budget et notre autonomie », revendique Aurore Perrin en génie biologique. Reçue dans une délégation par le secrétaire général du rectorat, l'étudiante estime les
réponses apportées par l'État
« insatisfaisantes. Nous n'avons ni garantie ni réponse concrète. On nous rétorque
que la loi sera mise en application. On nous balade entre différents interlocuteurs mais rien sur le projet de contrat passé avec l'université nous
garantissant un minimum de budget. » Du coup, aujourd'hui, rebelote. Aux étudiants nîmois et montpelliérains, les IUT espèrent rallier leurs collègues de Sète, Béziers et Perpignan. La
manifestation de ce jour partira cette fois de la gare. Une marche silencieuse et funèbre est prévue pour protester contre
« la mort des IUT ».
Une nouvelle délégation demandera cette fois audience au conseil général.