Les salariés de PLF sauront cet après-midi si leur
société installée aux Salles-du-Gardon poursuit son activité ou si elle est placée en liquidation judiciaire. C'est en effet aujourd'hui que le tribunal de commerce de Nîmes étudie le dossier.
Depuis le 16 mars, les 19 employés de cette usine de recyclage de matière plastique sont en grève pour obtenir le paiement des salaires de février. PLF doit faire face à de graves difficultés
financières.
Une première tentative du directeur Jean-Philippe Soulé pour présenter un plan de financement a échoué après la défection d'un des trois actionnaires, M. Calvet. Le montage prévoyait un financement
des banques à hauteur de 1,1 million d'euros, à charge pour les trois actionnaires d'apporter 300 000 €.
Face à cet échec,
une seconde proposition est faite par les deux actionnaires restants, MM. Soulé et Haze, Le premier amenant 50 000 € et le second apportant un
nouveau broyeur d'une valeur de 200 000 €. C'est cette proposition de la dernière chance qui pourrait faire la différence à condition qu'elle soit retenue.
Hier, syndicats et salariés étaient toujours sur le site de l'Habitarelle pour expliquer leur situation. «
Si la solution du redressement judiciaire est validée nous sommes prêts à reprendre le
travail tout de suite », explique le délégué syndical CGT, Didier Pace. Les salariés étaient aussi très remontés contre M. Calvet, le suspectant «
d'être intéressé uniquement par l'outil
de travail pour le délocaliser dans son usine, à Vauvert ».
Ils ont exprimé leur confiance dans l'action du sous-préfet, Philippe Portal, pour obtenir, auprès des banques, des facilités financières pour les salariés en difficultés. Avant de rappeler que la
reprise de PLF était la seule façon de régler le problème environnemental posé par les dizaines de milliers de tonnes de ballots de plastiques entreposés sur la zone et qui doivent servir à
alimenter la centrale thermique du Fesc.
Un point de vue partagé par le maire de Laval-Pradel, Yves Baldit. «
La zone du Fesc, c'est l'avenir de tout le bassin avec la création d'emplois », a rappelé l'élu.
Réponse aujourd'hui du tribunal de commerce.