Crise du capitalisme, plans sociaux, hausse du chômage, succès des
manifestations du 29 janvier et du 19 mars, sondages défavorables à Nicolas Sarkozy... Un contexte porteur pour le Front de gauche, créé par le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon et le Parti
communiste et qui part à l'assaut des élections européennes du 7 juin prochain. « On sent un engouement, il y a une vraie attente » , se félicitent Martine Gayraud (PCF) et René Révol (PDG, maire
de Grabels et enseignant au lycée Daudet) qui ont présenté samedi matin, à l'hôtel Holiday Inn, les candidates et candidats de la liste qui sera conduite par Jean-Luc Mélenchon dans les dix-huit
départements de la circonscription du Sud-Ouest.
Les enjeux sont clairs : il s'agit de « dire non à l'Europe libérale du traité de Lisbonne et non à la politique de Nicolas Sarkozy » . De fédérer donc les
partisans « d'une Europe sociale, démocratique, écologique et pacifiste », quatre ans après la victoire du non au Traité constitutionnel européen, « bafouée par un déni de démocratie ». Soulignant
que « le PS s'engage au contraire dans la poursuite de la ratification du traité de Lisbonne » , les animateurs du Front de gauche prônent « un rassemblement citoyen ouvert » , dans lequel figurera
aussi le Nouveau parti anticapitaliste d'Olivier Besancenot.
A Nîmes, en point d'orgue d'une « campagne de proximité, à la rencontre des quartiers et des entreprises » : le meeting départemental du jeudi 14 mai en présence de Jean-Luc Mélenchon, Francis
Wurtz et Marie-Pierre Vieu