
La rue d'Avéjan, en plein centre-ville d'Alès, a été bloquée une partie de la
matinée, mardi matin, par des salariés de France Télécom. Le lieu était symbolique : environ 70 personnes se sont postées devant l'agence commerciale d'Orange, à l'appel des syndicats CGT et Sud.
Le contexte alésien est particulier : en novembre 2007, une trentaine d'employés avaient été mutés sur Nîmes après plusieurs mois de résistance. Si 24 suicides ont été recensés en France depuis 18
mois dans l'entreprise, France Telecom Alès déplore trois tentatives.
Les syndicats ont estimé qu'entre 30 et 40% de salariés de France Télécom était en grève ce matin, à l'appel de l'ensemble des organisations syndicales, pour dénoncer la souffrance au travail
et les 24 suicides qui ont endeuillé l'entreprise en moins de deux ans. "
A 10 h 00, les premières estimations de grève sont entre 30 et 40% pour cette première journée", a indiqué le
syndicat dans un communiqué. La direction doit prochainement donner son propre chiffre.
Les syndicats ont appelé à une journée d'action aujourd'hui, sous forme de grèves, débrayages, rassemblements, etc., avant une nouvelle journée demain, dans le cadre d'un appel international pour
"
un travail décent".