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9 mars 2009 1 09 /03 /mars /2009 15:03
Le Languedoc-Roussillon n'échappe plus à la crise. Pour preuve, les licenciements pour motif économique ont beaucoup augmenté en janvier. Selon la direction régionale du travail, ils ont grimpé de 28 %, plus de 800 personnes s'étant inscrites au Pôle emploi pour cette raison. Une preuve que la situation économique et sociale se dégrade. Manquant de confiance dans l'avenir, les chefs d'entreprise embauchent, dans l'ensemble, de moins en moins, ne renouvellent plus autant qu'avant les CDD. Illustration : les offres d'emploi ont chuté de 32 %. La situation, qui n'est guère meilleure en Aveyron, risque de s'aggraver.


« Une secrétaire est venue me voir récemment, car son employeur lui a proposé une rupture conventionnelle. Elle va perdre son emploi. A 48 ans, que va-t-elle pouvoir retrouver comme travail ? » Voilà le quotidien d'Éric Lacoste, un conseiller des salariés à la CGT à Montpellier. Après avoir lui-même perdu son emploi il y a quatre mois, il s'occupe d'accompagner les employés des petites entreprises, sur le point de perdre le leur. Sale boulot, qui plus est par les temps qui courent. « Je suis pas mal sollicité », résume-t-il. « D'autant que certaines boîtes profitent de la crise pour licencier. » La crise est désormais bien réelle en Languedoc-Roussillon. Rien qu'en janvier, 804 personnes se sont inscrites au nouveau Pôle emploi, au motif d'un licenciement économique. C'est une hausse de 28 % en évolution annuelle. Elle n'est pas forcément visible. Car, dans la région, elle résulte d'une multitude de suppressions d'emploi qui ne se remarquent pas toujours. En Languedoc-Roussillon, c'est vrai, le tissu économique est composé principalement de très petites entreprises.

Les TPE ne souffrent pourtant pas moins que les autres. La cellule régionale de médiation du crédit le constate. « Pour le moment, l'essentiel des dossiers que nous avons traités concerne des petites structures, bars tabac, restaurants, salons de coiffure... », énumère Francis Bénet, le directeur régional adjoint de la Banque de France, une institution au coeur de la médiation du crédit. Cela dit, plus les mois passent, plus cette cellule voit affluer des dossiers conséquents. Elle n'est pas la seule à l'observer. « En janvier, notre activité a augmenté de 33 % », note Jean-Jacques Marty, président du tribunal de commerce de Montpellier. Principales victimes : les petites entreprises dans le transport routier, le bâtiment et les travaux publics, ainsi que les agences immobilières. Mais son tribunal a également eu à examiner des dossiers plus pesants en terme d'emplois, comme la mise en redressement judiciaire, le 26 janvier, de Transport Affrètement du Midi (TAM), une société de la périphérie de Montpellier, dont l'effectif a déjà été ramené de 145 à 110 salariés (Midi Libre du 3 mars). « Si l'activité continue de fléchir, nous aurons d'autres dossiers importants », redoute Jean-Jacques Marty.

Même point de vue au tribunal de commerce de Nîmes / Alès. « La semaine dernière, nous avons doublé le nombre des audiences de la chambre du conseil », celle des dépôts de bilan, note Christian Joubert, son président. Dans le ressort de sa juridiction, Gervais Matériaux, fleuron de l'économie gardoise (plus de 250 salariés), a été placé en procédure de sauvegarde le 15 janvier. Le groupe s'apprête à être repris par Union Matériaux, après avoir vu son activité baisser ; la société Bonny, producteur de volailles à Saint-Jean- du-Pin, a été liquidée le 3 février. Elle employait 55 personnes.

Dans l'Aude, la crise est aussi visible. Le transporteur Etrex a fermé son site de Montredon, laissant 24 personnes sur le carreau. Mamor Sud, une société d'emballage plastique à Coursan, devrait à son tour fermer ses portes. Les 28 salariés ont appris la semaine dernière que la procédure de licenciement était engagée.

En Lozère, la chambre de commerce s'inquiète de la dégradation de la situation. « Plus de 60 % des entreprises constatent une baisse de leur chiffre d'affaires depuis septembre 2008 », reconnaît-elle dans une étude. Dans l'Aveyron, une centaine d'emplois pourrait disparaître dans la filière du meuble à Millau. Du pain sur la planche pour les conseillers des salariés.

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