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leur prix à la hausse de plus en plus aux États-Unis (et dans une moindre mesure en
Europe et ailleurs), cela a donné confiance pour garantir par des hypothèques des prêts
de plus en plus coûteux. Et cela pour des masses grandissantes de ménages aux
revenus modestes.
Les banques et les fonds financiers ont cherché des profits élevés avec des taux
d'intérêt progressivement relevés tandis qu'ils utilisaient des fonds empruntés avec des
taux plus bas. Les crédits ont été titrisés. C'est-à-dire que les banques et officines de
crédit ont vendu leurs titres de créance à d'autres banques et à des fonds financiers plus
ou moins spéculatifs pour diminuer leurs risques bien au-delà des États-Unis. Ils se sont
permis ainsi de relancer leurs prêts jusqu'à d'énormes montagne de dettes.
Mais les prix immobiliers sont finalement devenus trop élevés. Ils ont dû ralentir puis
baisser, tandis qu'au contraire les taux d'intérêt étaient relevés. D'où les non
remboursement des crédits et les ventes forcées de logements, relançant encore la
baisse des prix des logements et les défaillances des acheteurs à crédit. D'où, avec la
montée des impayés de crédit, les craintes des défaillances empêchant les soutiens des
banques prêteuses et les prêts interbancaires.
D'où la crise de liquidités, la dévaluation des créances et les pertes très considérables
dans les banques et les fonds.
Il faut souligner l'énormité nouvelle des multiplicateurs du crédit, avec des pools
de produits financiers très complexes.
En ce qui concerne les pertes
la maturation des transformations et de la crise systémique d'ensemble
du capitalisme financiarisé et mondialisé.
Pour l'essor d'une spéculation, il faut un triangle :
1 – une masse financière;
2 – une incitation à de hauts profits possibles;
3 – une demande augmentant fortement par rapport à une offre pour une
marchandise sur laquelle spéculer.
Or, désormais les transformations très profondes du capitalisme et de sa crise
systémique poussent formidablement ces trois éléments.
liées à la dévalorisation de titres de créances endifficulté de remboursement dans les banques et dans les fonds d'investissement, elles
sont considérables. On a d'abord considéré 200 milliards de dollars dont 50 % localisés
aux États-Unis, avec 22,5 milliards pour Merril Linch, 18 à 22 milliards$ pour City group,
et plus de 15 milliards$ pour la banque suisse UBS, 5,4 milliards € pour le Crédit agricole
en France ou 3,5 milliards € pour la Société générale.
Mais ensuite on a parlé de 400 milliards $ et cela pour des sommes exposés encore en
réalité de 945 milliards $. Il faut aussi considérer encore le risque des assureurs qu'on a
pu chiffrer à 820 milliards de dollars, soit 14 fois leurs fonds propres.
Cependant, derrière les mécanismes et les chiffres de cette spéculation, on doit
considérer
On a ainsi cherché à relever considérablementles perspectives de profit mais aussi à augmenter les risques.
Par exemple, un Fonds a emprunté 15 fois sa mise initiale dans une succession
complexe de crédit en chaîne. Soit pour 100 millions on est passé à 1,5 milliards. Un
autre avec 100 millions a déclenché une mobilisation de 3 millions de dollars. En outre,
les achats de titres de crédit ont été considérés comme du capital garantissant d'autres
crédits.