PCF30 Front de Gauche 30 Gard
La crise financière qui a éclaté à partir des États-Unis, à l'été 2007, a déjà fait l'objet de
nombreux commentaires, soit extrêmement alarmistes, soit, au contraire, rassurants.
En réalité, alors qu'on reconnaît son ampleur et sa nouveauté, elle serait révélatrice de
la maturation des transformations profondes et de la crise systémique radicale du
capitalisme financiarisé et mondialisé.
Au delà de sa portée immédiate, ce sont les suites du processus et sa grande portée aux
plans économiques, social, politique et idéologique d'ensemble qui sont en cause.
Des propositions radicales concernant des mesures et des luttes novatrices auraient une
opportunité historique pour être présentées comme réalistes, en répondant non
seulement aux besoins à court terme mais aussi à long terme des populations en
France, dans l'Union européenne et dans le monde.
Face aux défis de la nouveauté profonde de la situation et de ses risques, elles peuvent
faire l'objet d'un débat durable avec les militants syndicalistes, associatifs et politiques
ainsi qu'avec les élus, pour leur développement dans des actions rassembleuses et
persévérantes. Et cela en contribuant au débat si nécessaire aujourd'hui à gauche, face
au social libéralisme et au Sarkozisme, avec l'apport des analyses marxistes et des
communistes devant les défis profonds non seulement de résistance mais d'avancées
sociales transformatrices.
Afin d’introduire cette discussion, je vais considérer trois parties :
1 – la crise financière, comme révélateur;
2 – sa portée immédiate et globale à plus long terme;
3 – des propositions novatrices pour les luttes.
Première partie.
La crise financière de 2007 – 2008 : révélateur de la gravité nouvelle de la
spéculation du capital financier mondialisé
Les mécanismes qui ont conduit à l'éclatement à l'été 2007 de la crise financière
mondialisée sont assez bien connues maintenant, du moins dans leur principe.
Mais plus profondément, ce qui serait révélé, c'est la gravité nouvelle de la spéculation
financière, elle-même exprimant la maturation de la crise systémique radicale du
capitalisme financiarisé et mondialisé.
On peut rappeler le mécanisme de principe de la crise des crédits immobiliers dits
des subprimes et les pertes considérables des banques. Après la
privatisation des
institutions de soutien du crédit hypothécaire, aux États-Unis, on a assisté vers 2005-
2006 à une croissance très importante des crédits pour des achats de maisons, garantis
par leurs hypothèques. Alors que la demande grandissante des habitations a poussé