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1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 10:05

Session du Conseil Régional

25 septembre 2009

 

 

Intervention d’ Henry GARINO, Vice-Président 

Sur la crise de la viticulture

 

 

Philippe Vergnes avait déclaré qu’il interviendrait avec ses tripes, il l’a fait et il nous a pris aux tripes.

Nous l’avons écouté avec une très vive émotion nous décrire la grande souffrance de ses collègues vignerons.

 

Comment ne pas d’abord manifester notre solidarité à l’égard de tous ces vignerons profondément attachés à leurs exploitations pour produire des vins de qualité et pour donner de la vie économique et rurale à notre région !

 

Comment ne pas exprimer de la colère face à un état et un gouvernement qui depuis le début de cette grave crise viticole n’entendent toujours pas les appels de détresse du monde vigneron !

 

Ici dans cette enceinte, il y a plus de 3 ans et demi, le 23 décembre 2005, au cours d’une session extraordinaire nous avions voté à l’unanimité un vœu de soutien à la viticulture régionale.

 

Nous ne nous sommes pas contentés d’adopter un vœu de soutien. Un an plus tard, dans le cadre du Contrat de Projet Etat-Région, nous avons mobilisé 90 millions d’euros pour la filière viticole.

 

Je voudrais rappeler aux élus de l’opposition, notamment à Monsieur Becque et Monsieur Blanc, que lors de la mise en place des Contrats de Projet Etat-Région, l’Etat ne mettait que 9,3 Millions d’euros dans le volet viticole alors que la Région mettait 34,8 M€. Il a fallu une forte intervention des élus de la majorité pour que l’Etat porte sa participation à 29 M€. A cette époque, la baisse des revenus des viticulteurs était de 40%. Et l’année 2006 était annoncée par les responsables de la profession comme la pire des années.

 

Mais alors comment qualifier l’année 2008 avec une perte de revenu pour les viticulteurs de 88% dans l’Aude, de 85% dans l’Hérault et de 76% dans le Gard. Quelle profession, quel salarié accepterait une perte de revenu et de salaire aussi énorme ?

 

En plein mois de juillet, à l’approche des vendanges, les vignerons sinistrés ont été invités par leurs organisations professionnelles à remplir les dossiers RSA afin de palier la carence de revenu.

D’autres vignerons au bord de la ruine ont arraché les vignes.

 

Pour la période 2005-2008, près de 6400 ha ont été arrachés et les demandes d’arrachage pour la nouvelle campagne s’élèvent à plus de 11 000 ha.

Après la vigne arrachée, c’est la friche qui s’étend, aggravant les risques d’incendie. Dans l’Aude en 2008, plus de 1000 ha sont partis en fumée en 48h. Seules les vignes ont arrêté le feu.

 

Nous l’avions déjà dit à la session de décembre 2005, les pouvoirs publics n’ont pas pris la mesure exacte de l’ampleur de la crise viticole. Et ils ne l’ont toujours pas prise, à tel point qu’au Sénat, Roland Courteau n’a pas obtenu les réponses attendues par toute la profession viticole.

 

Mais qu’a donc fait le secrétaire général de l’UMP, Xavier Bertrand, qui avait dit à Philippe Vergnes le 28 août à Névian : « je me charge de faire remonter vos revendications. »

 

Il n’y a pas dû taper fort sur le bureau du Ministre de l’Agriculture et sur celui de Christine Lagarde, Ministre des Finances et de l’Economie.

L’appel de Guy Giva, Président de la Chambre d’Agriculture Régionale, du 24 juillet, n’a pas non plus été entendu par le gouvernement. Il demandait l’établissement d’urgence d’un plan social pour la viticulture du Languedoc-Roussillon.

 

Alors que les banques redistribuent des dividendes aux actionnaires après avoir reçu des milliards de l’Etat, que l’on ne vienne surtout pas nous dire qu’il est impossible d’aider les vignerons et toute la filière viticole.

 

Alors que la grande distribution fait des marges de 60%, les vignerons ne pourraient pas obtenir une augmentation de 10 à 15 cts d’euros par litres.

L’Etat a su trouver des centaines de milliards pour sauver le système bancaire, il doit bien pouvoir en trouver pour sauver la viticulture.

 

On ne peut pas imaginer la région Languedoc-Roussillon sans vignes et sans vignerons.

La région perdrait sont principal atout économique et elle perdrait de son attrait touristique. On ne peut accepter des vignerons sans revenu.

 

Monsieur le Président, Mes Chers Collègues,

Depuis 2007, et surtout au moment de l’élection présidentielle, de Marie-George Buffet à Ségolène Royal en passant par Dupont-Aignan, de Philippe Vergnes à Denis Verdier en passant par Xavier de Volontat du Cru Corbières et Serge Lépine pour le MODEF, de nombreuses voix se sont élevées pour réclamer au niveau national l’organisation des Etats Généraux de la Viticulture.

 

Je pense que notre assemblée régionale devrait s’adresser solennellement au Chef de l’Etat pour la tenue de ces Etats Généraux afin que des mesures nationales et européennes soient prises pour la sauvegarde et la promotion de la viticulture.

 

Pour toutes ces raisons, le Groupe communiste et citoyen votera le vœu qui nous est proposé.

 

 

 

Conseil régional du 25 septembre 2009

Intervention de Laurette Bastaroli

 

SCHEMA REGIONAL « VERS L’EXCELLENCE ENVIRONNEMENTALE »

Stratégie régionale contre le réchauffement climatique

 

Plan Climat de la Région Languedoc Roussillon

 

Monsieur le Président,

Chers Collègues,

 

J’interviendrai d’abord sur le volet trois de ce rapport, c’est-à-dire l’appel de Copenhague.

Il s’agit en effet cette fois d’un ultimatum climatique lancé pour le sommet de l’ONU qui se tiendra en décembre 2009 et qui fait suite au protocole de Kyoto.

«Le réchauffement du système climatique est sans équivoque. L’activité humaine en est la cause ». C’est le constat de 2500 scientifiques du monde entier.

Cette urgence nous impose des mesures à la hauteur des dangers maintenant avérés, c’est pourquoi au nom du groupe communiste et citoyen nous sommes tout à fait favorables à le signer.

 

La démarche de la Région développée dans le Plan Climat avec son appel à candidatures constitue un engagement fort pour lutter contre les gaz à effet de serre et limiter dans l’urgence les effets de l’augmentation des températures.

 

Un constat : les émissions des gaz à effet de serre proviennent à 75¨% dans notre région de la combustion énergétique, 25 % étant d’origine non énergétiques.

Pour tenir compte de la démographie, d’une population dont les besoins en matière d’habitat sont chaque année en progression, nous serons amenés rapidement à porter une attention particulière sur notre dépendance énergétique régionale qui se situe à plus de 90% par rapport à sa consommation.

C’est un élément important, me semble-t-il, qui doit éclairer nos orientations futures en matière de transports, d’habitats, d’infrastructures de développement économique et industriel etc.

Les actions « clefs » concrètes proposées dans le Plan Climat pour les territoires nous y aideront, à la condition de réussir les opérations de sensibilisation et d’information que cette démarche nécessite. Et en premier lieu pour l’exemplarité, la mobilisation des collectivités locales. Les moyens financiers seront conséquents.

Il en va ainsi des opérations proposées dans le bâtiment – patrimoine des collectivités, du développement des TER (l’occasion est trop belle pour ne pas vous parler de l’impatience des futurs usagers de la Rive Droite).

Il en va de la généralisation des PDE – Plan de déplacement d’entreprises – ou PDA.

Il faudra développer beaucoup de pédagogie pour réussir cette nécessaire ambition de multiplier  les transports doux.

Et pourtant quelle satisfaction de voir marcher les carapattes dans nos villages !

J’attire votre attention s’agissant du soutien au fret ferroviaire de proximité : celui-ci doit être un service public avec les opérateurs partenaires SNCF et RFF. Vous aurez noté que cette constance a été notre position sur l’ensemble du mandat.

 

Le rapport met également l’accent sur la vulnérabilité du Languedoc-Roussillon et de ses territoires, risques d’inondation, incendies, effacement des zones côtières, canicule, ressource en eau…

 

Ces éléments conditionneront la politique d’aménagement et l’orientation des mesures nécessaires, en direction des zones, notamment définies à risque. A cet égard, nous venons d’entendre le cri de détresse des vignerons et notre responsabilité est engagée pour la survie des territoires. Notre collègue Henry GARINO a parfaitement brossé le tableau du désastre attendu si des actions fortes n’interviennent pas de la part de l’Etat.

 

Plusieurs actions « clés » sont développées dans ce sens en matière d’urbanisme pour une urbanisation durable, de maîtrise du foncier, question particulièrement aiguë dans notre région.

 

La loi du 5 août 2009 relative à la mise en œuvre du Grenelle de l’environnement fixe des objectifs précis et dans le temps, mais la contribution (plus prosaïquement appelée taxe carbone) va grever le pouvoir d’achat des citoyens. C’est un grand débat contradictoire qui vient de s’instaurer, et là aussi, vous connaissez la position du Groupe Communiste et Citoyen et son opposition à faire supporter cet impôt inégalitaire.

 

Donc oui au Plan Climat, dans la défense et le respect de tous les services publics qu’il implique par la transversalité des actions générées.

 

 

 

 

 

 

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